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Les Manitobains devront s’habituer aux phénomènes météorologiques extrêmes

Vue aérienne de la  Première nation de Peguis inondée.

Plus de 1900 personnes ont été évacuées de la Première Nation de Peguis depuis le début du mois de mai en raison des inondations. Cette image aérienne a été prise le 1er mai 2022.

Photo : Kyle Mccorrister

Radio-Canada

Avec des étés de plus en plus secs et des inondations historiques, le Manitoba est-il entré dans une phase de changements climatiques?

L’été dernier, la province a connu son mois de juillet le plus sec depuis 1873. En 2021, le Manitoba a connu son cinquième hiver le plus sec jamais enregistré.

Au printemps 2022, le mois de mars a été plus sec que d'habitude, alors que la province a enregistré son deuxième avril le plus humide en 151 ans, connaissant quatre fois plus de précipitations qu’à l’habitude.  

« Les résidents des Prairies sont habitués aux variations, mais ça, c’était assez fou. »

— Une citation de  Danny Blair, climatologue à l’Université de Winnipeg

Faute d’études suffisantes à l’appui, les experts contactés par CBC/Radio-Canada ne peuvent pas confirmer avec certitude que les événements météorologiques récents sont causés par le changement climatique issu de l’activité humaine. Les experts s’entendent cependant pour dire qu’il s’agit d’un précurseur de l’inévitable. 

En ce sens, il faut se préparer à des climats extrêmes à l’avenir.

Le chercheur à Environnement et Changement climatique Canada, Nathan Gillett, affirme que la réalité canadienne concorde avec la réalité observée dans le monde entier. 

« À long terme, ça veut dire davantage de sécheresses en été pour les prairies. »

— Une citation de  Nathan Gillett, chercheur à Environnement et Changement climatique Canada

Il faut aussi s’attendre à des précipitations diluviennes, au Canada comme ailleurs dans le monde, poursuit M. Gillett.

Les phénomènes récents qu’ont connus les Manitobains relèvent également de La Nina, un événement météorologique qui a lieu tous les trois à cinq ans, rappelle le climatologue à l’Université du Manitoba, Danny Blair. Ces périodes sont caractérisées par des hivers et des printemps froids et humides, suivis d’été chauds et secs.

« Chose certaine, il faut qu’on se prépare pour des variations encore plus drastiques dans les années à venir. »

— Une citation de  Danny Blair, climatologue à l’Université de Winnipeg

Ça veut dire davantage d’inondations, explique Danny Blair. Les inondations ne s’arrêteront pas avec les changements climatiques, au contraire, elles vont s’accentuer.

Le professeur en sciences atmosphériques à l’Université du Manitoba, Ronald Stewart, prédit également une multiplication des événements climatiques extrêmes.

On a déjà vu de tels événements majeurs ici, mais malheureusement, alors que le climat se réchauffe, ces parcours de circulation atmosphérique à grande échelle font en sorte qu’ils se produisent de plus en plus souvent, explique M. Stewart.

Selon les experts contactés par Radio-Canada, il faut investir dans des projets d’infrastructures qui protègent les communautés des inondations et des sécheresses, tout en réduisant la consommation de combustibles fossiles.

Je pense qu’en voyant qu’il ne s’agit pas seulement de canicules en Inde ou de dômes de chaleurs en Colombie-Britannique, mais bien d’inondations que nous vivons ici, les gens commencent à se réveiller.

Avec les informations de Marjorie Dowhos et Holly Caruk

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