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De plus en plus de chiens adoptés pendant la pandémie maintenant confiés à des refuges

Un montage de deux photos montre les deux chiots, l'un brun, l'autre noir et blanc.

Chastain, un chiot âgé d'un an (à gauche), et Ravi, 10 mois (à droite), ont été pris en charge par le Ottawa Dog Rescue et sont présentement en famille d'accueil.

Photo : Ottawa Dog Rescue

Radio-Canada

La société de protection des animaux de Kingston (Kingston Humane Society) n’a jamais eu autant de chiens à prendre en charge qu’au cours du dernier mois, une tendance qu'elle attribue au retour à la vie « prépandémique » pour les propriétaires.

La semaine dernière, l’association comptait 62 chiens hébergés en refuge et 100 en famille d'accueil, selon le directeur général Gord Hunter. Parmi ces animaux, il y a non seulement des chiots mais aussi des chiens secourus qui peuvent avoir des problèmes comportementaux ou médicaux.

Maintenant que les gens sont revenus à leur mode de vie prépandémique, nous constatons qu'ils ne sont plus en mesure de maintenir leurs engagements [envers leur chien] ou qu'ils ne sont plus disposés à le faire, note Gord Hunter.

De plus en plus de cliniques vétérinaires font aussi appel à cette association parce que certains propriétaires sont incapables de payer les soins dont leur animal a besoin, ajoute-t-il.

Le refuge est également en contact avec les services provinciaux responsables du bien-être des animaux.

Problème généralisé

Mike Gatta, directeur des adoptions pour l’organisme Ottawa Dog Rescue, fait écho à ces réalités. Son association a elle aussi reçu plus d'appels que jamais de la part de propriétaires qui veulent se départir de leur chien. Elle n'a pas de refuge, mais elle coordonne de 40 à 60 placements en famille d'accueil.

M. Gatta soutient que les usines à chiots et des escrocs ont profité de la forte demande pour des animaux de compagnie pendant la pandémie et sont de plus en plus présents sur le marché.

Les éleveurs enregistrés, dit-il, font des tests sanguins, surveillent les malformations congénitales et ont souvent une clause dans leurs contrats d'achat selon laquelle ils reprendront les chiens en cas de problème. Mais lorsqu’un chien provient d’une source non réglementée, il va souvent coûter des milliers de dollars en factures de soins vétérinaires à ses nouveaux propriétaires, affirme Mike Gatta.

M. Gatta constate par ailleurs que de nombreuses personnes sont incapables de s'occuper de chiens actifs comme les bergers allemands ou les huskies.

Ce sont des gens qui travaillaient à la maison et qui sont maintenant retournés au bureau ou qui vivaient dans une maison et qui se retrouvent maintenant dans un appartement. Ou peut-être qu'ils étaient mariés et ne le sont plus aujourd'hui. Il y a toutes sortes de raisons valables pour avoir à abandonner un chien.

Il remarque aussi que certains animaux de compagnie n'ont pas été correctement élevés ou socialisés en raison des restrictions liées à la pandémie.

Les chiens souffrent d'angoisse de séparation, de réactivité à la laisse, de réactivité aux autres chiens, de manque de socialisation, toutes sortes de problèmes, observe Mike Gatta.

Toutefois, il ajoute qu’à son avis, il n’est jamais trop tard pour bien dresser un chien. De toute façon, plus que le chien, il s’agit surtout de bien former ou préparer les humains.

Avec les informations de Sara Frizzell et de l'émission All In A Day, CBC

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