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Les casse-croûtes, ces incontournables annonciateurs de l’été au Lac-Saint-Jean

Une main montre un burger avec de la poutine à l'intérieur.

Si les casse-croûtes ont été créés au Québec pour offrir des repas préparés rapidement aux ouvriers des usines, ce sont surtout les villageois et les touristes qui s'y régalent aujourd’hui.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Louis Martineau

Ces institutions de gastronomie populaire sont souvent des haltes coup de cœur sur la route des vacances, mais ce sont surtout des lieux de rencontre importants dans plusieurs villages. Des classiques de la restauration rapide ou encore des recettes revampées, chaque cabane a ses particularités.

Sur la route du Lac-Saint-Jean, impossible de ne pas trouver quelque chose à manger. Pratiquement chaque petite municipalité à sa cabane à patates frites. Et chacune a ses recettes.

On a des hamburgers qui nous ressemblent, on fait nos oignons confits, nos sauces. Ça fait de beaux gros burgers. On fait nos frites maison, énumère Nancy Prescott, propriétaire du Casse-croûte chez Ju-Ly, à Saint-Henri-de-Taillon.

Autre particularité, Chez Ju-Ly, on peut y servir de l'alcool. Il est donc possible de déguster un repas avec une bière ou encore une barbotine alcoolisée.

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Les « cabanes à patate » sont de retour!

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Au Cass-O, à Saint-Prime, les clients affirment que c'est le hamburger qui est un incontournable, avec ses oignons français et du fromage en grains. Un autre habitué s'en mêle et plaide plutôt pour la poutine à la viande fumée, qui serait aussi à essayer.

Un signe que l’été approche

Ces petites cabanes font partie du paysage québécois depuis des décennies. Leur ouverture au printemps est grandement attendue et signifie que la vie reprend dans le village.

Ici, ça fait 37 ans que la cabane Le Cass-O existe. Moi, au début avril, je commence à travailler dans la cour, je commence à enlever la neige avec mon souffleur, parce qu'il y avait énormément de neige. Les gens arrêtaient et me demandaient : "C'est quand vous ouvrez?" raconte de son côté Jean Bédard, propriétaire du Cass-O.

Nancy Prescott a acheté le Casse-croûte chez Ju-Ly, à Saint-Henri-de-Taillon, il y a quatre ans. Elle s'apprête à démolir l'établissement, en place depuis une trentaine d'années, pour y installer un camion où sera servie la nourriture. On va ajouter des bambous, des palmiers, précise-t-elle.

Selon elle, il ne faut pas penser qu'un tel commerce est rentable immédiatement, surtout quand on ouvre seulement quelques mois par année. Je ne vivrais pas de ça. J'ai un autre travail en attendant, je suis infirmière, mentionne la femme d’affaires.

C'est davantage pour l'environnement et l'attitude de la clientèle que les gens se lancent dans l'aventure d'acquérir un tel commerce.

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Considéré comme une institution à Saint-Bruno, le Casse-croûte chez Mado a subi une cure de rajeunissement avec l’arrivée des nouveaux propriétaires.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

C'est beaucoup d'heures, ça nous garde occupés, admet Éric Boulanger, propriétaire du Casse-croûte chez Mado, à Saint-Bruno, depuis deux semaines seulement.

Cependant, le nouveau propriétaire ajoute que c'est un beau défi. On aime l'ambiance quand les gens sont sur place, c'est simple, les gens sont patients.

C'est aussi l'impression de Jean Bédard. Ce sont des gens qui sont en vacances, le temps pour eux a peu d'importance. Ils ne sont pas pressés, a poursuivi le restaurateur.

Des clients repus et ravis

Les clients aussi aiment l'ambiance autour d'une cabane à patates frites. Pour eux, c'est non seulement l'occasion de se faire plaisir, mais aussi de socialiser. On dirait un milieu de rencontre où les gens peuvent arrêter, jaser avec le monde, affirme un client du Cass-O.

Une autre cliente renchérit en affirmant qu'elle vient sur place une fois par jour.

Pour un autre, c’est l’impression d’encourager l’économie locale qui l’attire. C'est rapide, le grand air, c'est bon et il faut encourager local.

D’autres aimeraient bien aussi en consommer dans leur localité, mais ce n’est pas chose possible. On vient de Sainte-Hedwidge, on n'en a pas à Sainte-Hedwidge. Ça nous manque, donc de temps en temps on sort, affirme une femme accompagnée de son conjoint.

Aucun problème de pénurie de personnel

Heureusement, la pénurie de personnel ne semble pas trop toucher les cabanes visitées par Radio-Canada.

Nancy Prescott souligne avoir reçu plusieurs appels de jeunes intéressés pour l'été.

Jean Bédard affirme cependant qu'il faut être accommodant pour garder ses employés. On essaie de faire des horaires de cinq jours de travail, quatre jours de congé, trois jours de travail, quatre jours de congés. Ils ont une fin de semaine toutes les deux semaines, mais c'est une fin de semaine de quatre jours, expose-t-il.

L'attente ne devrait donc pas être trop longue pour savourer les spécialités locales cet été.

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