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Faudra-t-il amener son propre casse-croûte cet été à Percé?

Des touristes admirent la vue sur le Rocher Percé.

Il manquerait plus de 400 places dans les restaurants de Percé pour offrir une offre décente, selon la Ville (archives).

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Selon la Municipalité, plus de 400 places seraient manquantes pour assurer une offre alimentaire décente aux visiteurs de Percé cet été.

Il y a plusieurs restaurants qui ne rouvrent pas cette année, certains n’étaient pas ouverts l’année passée. Plusieurs doivent fermer plusieurs jours par semaine à cause du manque de main-d'œuvre, résume la mairesse, Cathy Poirier.

Ce déficit pourrait d’ailleurs empirer. Plusieurs restaurants n'ont pas encore confirmer leur réouverture.

Samuel Parisé, préfet de la MRC du Rocher-Percé et copropriétaire de la Buvette Thérèse, constate aussi le problème. Il rappelle que la petite municipalité accueille 500 000 visiteurs durant l'été.

C’est sûr qu’avec les restaurants actuels, répondre à l’afflux touristique va être difficile. Mais je sais que les gens habituellement sont très compréhensifs. Ils sont conscients qu’en l’espace de presque quatre mois, il y a un demi-million de personnes qui passent ici, explique-t-il.

Une transition

La Municipalité a estimé à 400 le déficit de places en comptant le nombre de sièges des restaurants qui ont fermé leurs portes durant les dernières années, indique Marie Leblanc, directrice de la promotion touristique et culturelle pour la Ville de Percé.

Il y a aussi quelques établissements qui nous ont informés qu’ils vont continuer de maintenir plus bas qu’auparavant le nombre de tables, malgré la levée des consignes sanitaires, explique-t-elle.

Celle-ci dit par contre constater un renouveau de la restauration dans la Municipalité avec la reprise et l’ouverture de nouveaux restaurants, mais ce phénomène ne vient pas combler la perte de places survenues depuis le début de la pandémie.


Marie Leblanc, directrice de la promotion touristique et culturelle à la Ville de Percé

Marie Leblanc, directrice de la promotion touristique et culturelle à la Ville de Percé

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Ce manque de places se fera surtout sentir durant le pic de la saison, qui se situe autour des vacances de la construction, ajoute la directrice de la promotion touristique et culturelle.

Samuel Parisé suggère aussi aux touristes de venir en dehors des semaines de la construction pour éviter le gros de l’achalandage estival à Percé.

Encore et toujours le manque de main-d’oeuvre

Le manque de main-d'œuvre demeure le nerf de la guerre.

Cette réalité est une contrainte importante pour les restaurateurs de la région qui veulent augmenter leur offre, ce qui empêche le déficit de places en restaurant de se résorber, explique Marie Leblanc.

Pour les équipes de la Buvette Thérèse, l’élastique est déjà très tendu, indique Samuel Parisé.

Cette année, on va ouvrir le matin à 8 heures au lieu de 10 heures. On va essayer de finir un peu plus tard que 23 heures, mais avec le manque de main-d'œuvre, ça peut arriver que ce soit la même équipe qui fait le déjeuner, le dîner et après le souper, dit-il, conscient que travailler du matin au soir n’est pas souhaitable.

« Il faut trouver un juste milieu entre garder l’ensemble de nos employés et répondre à la demande touristique. »

— Une citation de  Samuel Parisé, copropriétaire de la Buvette Thérèse

Samuel Parisé croit par ailleurs que plusieurs commerçants, notamment les camions de cuisine de rue, vont essayer d’allonger leurs heures d’ouverture afin de pouvoir répondre à la demande.

Les camions de rue en renfort

La Ville de Percé a d'ailleurs indiqué qu’aucune plage horaire ne sera imposée aux quatre camions de cuisine de rue qui seront déployés sur son territoire cet été.

Il était prévu initialement que les deux camions-restaurants situés dans le village de Percé ne soient opérationnels qu'en soirée, question de ne pas nuire aux autres restaurants.

Après une rencontre avec la Ville, plusieurs restaurateurs ont assuré que la présence des camions de cuisine de rue du matin jusqu'au soir serait un avantage.

On réalise que les unités mobiles de restauration vont faire partie de la solution pour permettre de compenser une partie des places manquantes, explique Marie Leblanc.

Les camions-restaurants du Mich Café et du Petit Vorace seront respectivement en place à Coin-du-Banc et à la halte routière de Cap d'Espoir.

Le Petit Vorace express et El'Bourgot seront quant à eux en place au cœur du village.

Avec les informations de Perrine Bullant et de Marguerite Morin

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