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Des retrouvailles émouvantes après la naissance à la maison de la petite Raphaëlle

Deux ambulancières entourent un couple avec un bébé.

Les ambulancières Audrey Martel et Ariane Gagnon ont procédé à l’accouchement de la petite Raphaëlle. Elles accompagnent ici les parents Mélissa Laprise et Simon Côté-Drouin. Pour Ariane, le moment est survenu à son premier quart de travail dans la région.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Radio-Canada

De bien belles retrouvailles se sont déroulées vendredi : deux ambulancières, appelées d’urgence pour aider une mère à accoucher à la maison, ont pu revoir deux semaines plus tard la petite Raphaëlle et ses parents.

Cette rencontre s’est déroulée dans le garage de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ), sur le boulevard Mellon à Jonquière. Les parents ont alors offert des fleurs aux ambulancières, qui étaient déjà comblées en voyant la petite fille en pleine santé.

Le 1er mai, Ariane Gagnon en était à son tout premier quart de travail comme technicienne ambulancière à Saguenay, lorsque l'appel d'urgence est entré pour se rendre à Saint-Honoré chez le couple formé de Mélissa Laprise et de Simon Côté-Drouin. Elle avait déjà procédé à un accouchement par le passé, mais sa partenaire qui compte une dizaine d'années d'expérience vivait ce moment pour la première fois.

Tout ce qu'on avait comme information, c'était que les eaux étaient crevées et que normalement ça allait vite dans ses derniers accouchements. On s'est rendus là en urgence, avec la maman de madame qui attendait. [...] On a tourné le coin et on savait que ça allait se passer, a raconté Ariane Gagnon.

Le niveau de stress a monté d'un cran, mais la patiente était tellement hot, en confiance, mais oui notre travail c'est de la mettre en confiance et d'appliquer les protocoles, mais eux avaient compris que ça allait se passer, a poursuivi sa collègue Audrey Martel.

Deux ambulancières se tiennent devant des parents et un bébé.

L'ambulancière Ariane Gagnon était bien heureuse de revoir la petite Raphaëlle.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Près de deux semaines après la naissance de la petite Raphaëlle, les souvenirs sont encore bien frais dans la mémoire des parents et des deux ambulancières.

« Quand ils ont commencé à lui demander de se trouver des ciseaux, une épingle à couche, une corde, un lacet, là on a vite compris que j'allais accoucher chez moi. »

— Une citation de  Mélissa Laprise, mère de Raphaëlle

J'ai essayé de garder mon calme, j'écoutais la madame au 911 et j'attendais avec impatience les ambulancières, s’est souvenu le père, Simon Côté-Drouin.

C'est finalement dans la cuisine de leur résidence de Saint-Honoré que le bébé est venu au monde, seulement huit minutes après l'arrivée des ambulancières.

Ça m'a rassurée et tout de suite j'ai pu me mettre en confiance et me dire que ça va être ici sur mon plancher de cuisine, avec ces deux anges-là, a dit Mélissa Laprise.

Il s’agit d’une journée qui restera gravée dans la mémoire de ceux qui ont y pris part.

Encore tantôt, on parlait, c'est le 1er mai, oui c'est le 1er mai à 11 h 51. Je vais m'en souvenir, je pense, toutes les années à 11 h 51, a partagé Ariane Gagnon.

Cette belle histoire est rapidement devenue un sujet de discussion sur le lieu de travail des ambulancières.

Je ne compte pas le nombre de fois que je l'ai racontée à mes collègues, à des gens, même, dans les hôpitaux, aux infirmières, a indiqué Audrey Martel.

« On sort de deux années quand même difficiles, on a vécu beaucoup d'appels et de souffrance chez les gens en général, et d'arriver sur un appel de même, exclusivement positif, ça se passe tellement bien, c'est sûr que je vais m'en rappeler toute ma vie. »

— Une citation de  Audrey Martel, ambulancière

D’après un reportage de Roby St-Gelais

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