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« Don Giovanni » à Québec

Deux chanteurs d'opéra chantent, dans les bras l'un de l'autre. L'homme a un masque sur les yeux et la femme a les cheveux tressés.

Don Giovanni de Mozart est présenté par l'Opéra de Québec du 14 au 21 mai.

Photo : Radio-Canada / Victor Paré

L’Opéra de Québec propose quatre représentations de Don Giovanni, du 14 au 21 mai. L’oeuvre de Mozart n’a pas été jouée sur les planches de la ville depuis une vingtaine d'années.

Le célèbre séducteur est incarné par le baryton-basse Philippe Sly. Anaïs Constans, Florie Valiquette et Julie Boulianne sont aussi de la distribution.

D'une durée de trois heures, l’opéra, créé en 1787 et inspiré du mythe de don Juan, demande beaucoup d’énergie à l’équipe de production. C’est un vrai défi monter un opéra comme ça, lance Jean-François Lapointe, directeur général et artistique de l’Opéra de Québec.

La mise en scène a été confiée à Bertrand Alain. Celui-ci ne souhaitait pas nécessairement y mettre sa signature, mais voulait s’assurer que le récit ait une résonance actuelle. Moi, ce que je voulais mettre en évidence là-dedans, c’est beaucoup la place des femmes, mentionne-t-il.

Don Giovanni est assis par terre, les jambes devant lui et il regarde au ciel. Il est entouré de plusieurs personnages qui le regardent, l'air méfiant.

Huit interprètes sont de la distribution de Don Giovanni, accompagné du Chœur de l’Opéra de Québec.

Photo : Radio-Canada / Victor Paré

Dans sa vision artistique, le metteur en scène tenait à ce que le spectateur soit au cœur de l’histoire. Pour y arriver, il a décidé de ne pas camper l’histoire dans l’Espagne du 15e ou 16e siècle, mais plutôt dans une autre époque qu’il préfère ne pas divulguer, afin de garder un peu de surprise aux spectateurs.

C’est un vrai séducteur et il y en a encore des gens qui nous manipulent et ça, c’est des choses qu’on connaît. Je partais de ça, détaille-t-il.

Bertrand Alain désirait mettre en lumière le pouvoir de séduction du personnage de Don Giovanni et la sensualité qu’il dégage. Il voulait démontrer que les femmes qui tombent sous son charme ne sont pas des idiotes.

Pour le directeur général et artistique de l’Opéra de Québec, il est nécessaire de contextualiser les œuvres. Nous, on fait de l’art d'interprétation. On fait le texte tel qu’il a été écrit, mais on réactualise les choses, soutient-il.

Le chef Jean-Marie Zeitouni dirigera l’Orchestre symphonique de Québec pour cette production. Jean-François Lapointe, qui a côtoyé de nombreux maestros ici et à l'international, affirme qu’il y a peu de chefs lyriques. Jean-Mari  Zeitouni en est un.

« C’est très agréable comme chanteur de se retrouver devant un chef d’orchestre qui a à la fois conscience de la scène et qui défend aussi avec rigueur le compositeur. »

— Une citation de  Jean-François Lapointe, directeur général et artistique de l’Opéra de Québec

Une saison en pandémie

Malgré la situation actuelle, avec L'Elisir d'amore joué en octobre dernier, l’Opéra de Québec aura réussi à boucler la totalité de la saison 2021-2022, si tout se déroule comme prévu.

Déjà que les répétitions avec masque sont un défi, autant pour les chanteurs que pour le metteur en scène qui ne peut pas voir l’expression des visages, nul n’est à l'abri de contracter le virus de la COVID-19. Ce qui pourrait mener à l'annulation des représentations. Reporter à court terme, sincèrement, je ne vois pas comment on pourrait faire ça, avoue Jean-François Lapointe.

La prochaine saison contiendra certaines productions qui étaient prévues il y a deux ans.

Don Giovanni est présenté les 14, 17, 19 et 21 mai à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.

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