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L’enquête du coroner sur la mort de Chantel Moore, tuée par un policier, commence

Reportée deux fois, l'enquête débute près de deux ans après la mort de la jeune femme à Edmundston.

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Chantel Moore est morte le 4 juin 2020 à Edmundston, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Chantel Moore / Facebook

Radio-Canada

Après deux reports, l’enquête du coroner sur la mort de Chantel Moore s’ouvre lundi à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Cette enquête devait initialement avoir lieu le 6 décembre 2021. Elle a d'abord été remise au 22 février 2022, pour être enfin reportée au 16 mai. Au départ, elle devait avoir lieu à Edmundston, mais elle aura plutôt lieu dans la capitale provinciale.

Le coroner en chef par intérim Michael Johnston présidera l’enquête.

Chantel Moore est morte sous les balles d’un policier le 4 juin 2020, à sa résidence d’Edmundston. Sa mort avait provoqué de vives réactions à travers le pays.

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Des agents de la police municipale et du Bureau des enquêtes indépendantes discutent devant l'appartement de Chantel Moore sur la rue Hill à Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Durant les audiences, le coroner et les membres d’un jury entendront différents témoignages de personnes qui ont été appelées à comparaître.

L’objectif est de préciser les faits entourant la mort de la jeune femme, originaire de la communauté de Tla-o-qui-aht en Colombie-Britannique.

Le jury devrait ensuite formuler des recommandations visant à prévenir d'autres morts dans des circonstances semblables.

Une enquête du coroner permet la présentation publique des preuves liées à un décès. Cette enquête n’attribue aucune responsabilité juridique.

Des questions sans réponse

En juin 2021, Services des poursuites publiques du Cabinet du procureur général du Nouveau-Brunswick a annoncé qu’aucune accusation criminelle ne serait déposée contre le policier qui a abattu Chantel Moore.

Ce serait bien, un jour, avant longtemps, qu’on ait accès au rapport de toutes ces enquêtes-là, tant celui du BEI [Bureau des enquêtes indépendantes] que la lecture qu’en a faite le procureur, le bureau du procureur, l’enquête de la commission de police, soutient Jean Sauvageau, criminologue de l’Université St. Thomas, à Fredericton.

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Jean Sauvageau, professeur de criminologie à l'Université St. Thomas.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, de nombreuses questions restent encore sans réponse, deux ans après la mort de Chantel Moore. Le décès de Mme Moore a eu lieu à peu près à l’intérieur de 10 jours du décès de [Rodney] Levi au Nouveau-Brunswick, aussi aux mains de la police. Donc deux personnes autochtones, ça soulève des questions.

Rodney Levi, 48 ans, de Metepenagiag, a été abattu par un policier de la GRC le 12 juin 2020 au Nouveau-Brunswick.

Le criminologue souhaite que l’enquête du coroner soit une occasion de se pencher sur ces questions. J’espère qu’on va poser les questions et qu’on va prendre les moyens d’y répondre.

La bonne enquête?

Jean Sauvageau souligne que les enquêtes précédentes ont été menées par des policiers ou d’anciens policiers, et que, souvent, lors des enquêtes du coroner, des experts issus des milieux policiers sont appelés à témoigner.

D’autres formes d'enquêtes pourraient éventuellement avoir lieu, selon lui. Peut-être qu’une enquête en droit civil amènerait un autre angle qu’un angle policier qui enquête sur la police.

Pour qu’une enquête en droit civil ait lieu, il faudrait qu’une plainte soit déposée.

En ce qui a trait à l’enquête du coroner, il est prévu qu’elle dure de quatre à cinq jours.

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