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Qu’est-ce qui influence les électeurs en campagne électorale?

Une enseigne avec une flèche qui indique où aller voter.

Nombre de jeunes suivent la campagne sur internet tandis que les électeurs les plus âgés optent souvent pour des outils plus traditionnels.

Photo : CBC

Annonces en grande pompe, grands rassemblements politiques, débats des candidats, médias sociaux : lorsqu’une campagne électorale est en cours, comme c’est le cas en ce moment en Ontario, les partis usent de tous les moyens possibles pour rejoindre les électeurs.

Pour Denis Desaulniers, qui vit dans le Sud-Ouest de l’Ontario et qui est employé à l’usine Stellantis de Windsor, c’est à la fois la visite des chefs dans sa région et les bonnes nouvelles qu’ils traînent dans leur sillage qui retiennent son attention.

Il a été tout particulièrement marqué par les récentes venues dans la région du chef des progressistes-conservateurs. Pour M. Desaulniers, les différentes annonces de Doug Ford vont redonner une seconde vie au Sud-Ouest de la province. Il affirme que celle-ci a souffert pendant des années en raison de la situation entourant l’industrie automobile.

Moi je suis bien content que ça s'en vienne à Windsor parce que ça fait longtemps qu’ici à Windsor on a besoin d'emplois, explique-t-il.

« Et puis, voir que le chef [des progressistes-conservateurs] est intéressé à mettre de l’argent à Windsor, ça signifie que Windsor l'intéresse. »

— Une citation de  Denis Desaulniers, employé de Stellantis

M. Desaulniers pense que le chef progressiste-conservateur a marqué des points en se déplaçant personnellement dans la région, puisqu’il a, selon lui, montré qu’il avait un réel intérêt pour l’industrie automobile.

Le travailleur Denis Desaulniers se tient devant l'usine du constructeur Stellantis à Windsor.

Denis Desaulniers n'est pas un féru des débats des chefs.

Photo : Radio-Canada

La région en premier

Pour M. Desaulniers, les choses n’ont de réel intérêt que lorsqu’elles sont pertinentes localement, c’est la raison pour laquelle il se sent peu concerné par des événements comme les débats des chefs.

Le débat des chefs, ça semble intéressant, mais ce n’est pas le candidat de notre région... J’aime mieux entendre du candidat de notre région, ce en quoi il croit et ce qu’il faut faire, précise-t-il, ajoutant qu'il préfère se rendre aux événements publics organisés par les candidats.

De son côté, Dave Schweitzer, résident de Windsor, adore les débats télévisés.

J’aime les arguments forts. Ça a toujours été le cas et je pense que ça le restera, explique-t-il.

Dave Schweitzer répond aux questions du journaliste.

Dave Schweitzer n'est pas un grand amateur des réunions politiques.

Photo : Elvis Nouemsi Njiké

Il affirme regarder en ce moment aussi bien les débats qui opposent les chefs en course pour le poste de premier ministre de l’Ontario que ceux des candidats à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

Pour le reste, les campagnes, les grands rassemblements, ne font pas réellement son affaire.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections 2022 en Ontario.

Politique 2.0

Pour les plus jeunes comme Krishna Goka, qui est étudiant au Collège St. Clair de Windsor, la campagne électorale se vit avant tout en ligne.

J’utilise beaucoup internet. Je ne regarde pas vraiment la télévision. Je ne pense pas que quiconque issu de ma génération, les personnes nées après 2000, préfèrent regarder la télévision. Tout le monde a un téléphone portable, un ordinateur portable, les gens préfèrent utiliser internet, indique-t-il.

« Je pense que les gens doivent faire attention au genre de contenus qu’ils consomment parce que c’est très facile d'être influencé parce que toutes sortes de groupes mettent en avant toutes sortes de discours. »

— Une citation de  Krishna Goka, étudiant
Krishna Goka répond aux questions du journaliste.

Krishna Goka trouve de l'information surtout sur internet.

Photo : Elvis Nouemsi Njiké

Chez Clint Johnson, ce n’est pas tant le médium que la politique elle-même qui est en question.

Ce Windsorois affirme qu’il a décidé de voter pour la première fois de sa vie parce qu’il en a marre de subir l’inflation, le prix des logements, de l’essence et toutes les décisions qui ont été prises par le gouvernement provincial dans le cadre de la pandémie.

Clint Johnson répond aux journalistes.

Clint Johnson trouve ses informations sur différentes plateformes.

Photo : Elvis Nouemsi Njiké

Il se tient régulièrement au courant et choisit toutes sortes de sources d’information, même s’il se dit paradoxalement désabusé.

J'ai [les informations] de la télévision, de la radio, d’internet, un peu par-ci par-là, mais je n’en fais pas une obsession. [...] Quoi qu’il en soit, je n’ai pas vraiment l’impression que mon vote compte donc c’est un peu inutile, indique-t-il.

« Ils sont tous de l'extrême gauche. Même les conservateurs sont des libéraux. Je n’ai l’intention de voter pour aucun d’entre eux. Il y a un nouveau parti qui s’appelle None of the Above Party. [...] Je vais essayer de regarder ce qu’ils proposent, voir si je peux m’engager d’une manière ou d’une autre. »

— Une citation de  Clint Johnson, résident de Windsor

Il affirme qu’il visite les campagnes des principaux candidats, mais qu’il n’a pas encore trouvé son compte, c’est la raison pour laquelle il compte voter pour un parti marginal qui correspond mieux à ce qu’il recherche.

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