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L’entente sur la pêche de subsistance ne satisfait pas complètement Lennox Island

La cheffe de Lennox Island, Darlene Bernard, porte une tuque et est dehors près d'un quai.

La cheffe de Lennox Island, Darlene Bernard, le 7 mai 2022

Photo : Radio-Canada / TONY DAVIS

La cheffe de la Première Nation de Lennox Island, Darlene Bernard, ne se dit pas complètement satisfaite de l’entente conclue avec le ministère des Pêches et des Océans sur la pêche au homard.

Selon elle, les conditions imposées à sa communauté ne répondent pas à tous ses besoins.

« Nous ne sommes pas heureux à 100 %, mais je suis optimiste. »

— Une citation de  Darlene Bernard, cheffe de la Première Nation de Lennox Island

Les Autochtones de Lennox Island voulaient mettre à l’eau 1000 casiers à homards dans la zone 24, où se trouve leur communauté, sur la côte nord de l’île.

En raison de l’entente établie avec le ministère jeudi, ce nombre de casiers a dû être divisé entre deux régions.

L’une d’elles, la zone 25, se situe sur la côte sud-ouest de l’île, à plusieurs kilomètres de la communauté de Lennox Island.

Vue panoramique du port de pêche de Lennox Island.

Le port de pêche de Lennox Island accueille des dizaines de bateaux chaque jour durant la saison de la pêche.

Photo : Julien Lecacheur

Selon Darlene Bernard, sa communauté aurait pu insister sur une augmentation du nombre de casiers au large de la côte nord.

Cependant, la cheffe autochtone estime qu’il est préférable d’accepter ces conditions, car cette entente permettrait de protéger les Autochtones et leur matériel de pêche.

Cela signifie que nous pouvons sortir, pêcher et ne pas être harcelés par les agents de Pêches et Océans ou par d’autres pêcheurs non autochtones, ajoute-t-elle.

Sans l’approbation du fédéral, les pêcheurs autochtones risquaient d’écoper d'une amende et de voir leur équipement saisi par des agents du ministère.

Un homme transporte une caisse de homards.

Les premiers homards pêchés lors de la pêche de subsistance ont été débarqués au port de Lennox Island le lundi 9 mai.

Photo : Julien Lecacheur

Entente provisoire

L’entente entre Ottawa et Lennox Island est un arrangement provisoire qui permet le déroulement pacifique de la pêche autochtone de subsistance, selon le ministère des Pêches et des Océans.

Les pêcheurs de cette communauté autochtone de l’île pourront extraire un maximum de 300 casiers à homards dans la zone de pêche 24 pendant le reste de la saison printanière.

Un maximum de 700 casiers pourraient aussi être lancés à la mer dans la zone 25 pendant la saison de l’automne 2022.

Pour Darlene Bernard, l’accord conclu avec sa communauté représente un premier pas vers une pêche autochtone plus élargie sur le territoire de l’île et une preuve de leadership de la part de Pêches et Océans.

La communauté de Lennox Island avait ouvert sa saison de pêche le 7 mai sans l’approbation du fédéral.

Un plan pour la pêche dans la zone 25

Dans un communiqué de presse envoyé aux médias vendredi, l’Association des pêcheurs non autochtones de l’île a salué l’entente conclue avec Lennox Island.

L’organisme souhaite néanmoins qu’un plan de déploiement de cet accord dans la zone 25 soit élaboré.

L’évolution de ce dossier rend encore plus nécessaire une discussion avec la Première Nation de Lennox Island, le ministère des Pêches et des Océans, la province de l’Île-du-Prince-Édouard et l’Association des pêcheurs de l’île quant à la façon dont cet accord sera mis en œuvre, écrit l’organisme dans cette déclaration.

Avec des informations de Kevin Yarr et de Kerry Campbell, CBC

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