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Les employés de Bombardier comptent tenir un nouveau vote de grève

L'usine de Bombardier, derrière des arbres.

La tenue d'un vote de grève ne signifie pas que la grève sera déclenchée automatiquement, précise le syndicat des travailleurs.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Les négociations se corsent entre Bombardier et ses 1800 employés syndiqués de Dorval et de l'arrondissement de Saint-Laurent. Leur syndicat compte tenir un vote de grève afin d'augmenter la pression sur l'employeur.

Les deux parties ne sont pas parvenues à s'entendre lors de deux rencontres, mercredi et jeudi, affirme l'Association internationale des machinistes et des travailleurs et des travailleuses de l'aérospatiale (AIMTA), dans une communication envoyée à ses membres vendredi.

Le syndicat a choisi de ne pas soumettre l'offre globale de Bombardier à ses membres puisque l'augmentation des salaires, l'impartition et l'indexation aux rentes des retraités sont toujours en litige.

L'AIMTA a présenté une contre-offre à Bombardier. Elle lui donne jusqu'au 23 mai pour y répondre. Entre-temps, le syndicat tiendra un vote de grève le 17 mai prochain.

La tenue d'un vote de grève ne signifie pas que la grève sera déclenchée automatiquement, précise le syndicat. Par contre, il donnerait à votre comité de négociation le pouvoir de faire des moyens de pression au moment jugé opportun si nous sommes dans une impasse lorsque l'employeur nous reviendra au sujet de notre contre-proposition.

Chez Bombardier, on assure que l'entreprise continue de négocier en toute bonne foi pour mener à bien une nouvelle convention collective, a commenté son porte-parole, Mark Masluch. Il n'a pas été possible d'avoir une réaction immédiate de l'AIMTA.

Quelques jours plus tôt, les deux parties semblaient percevoir une embellie dans les négociations. L'AIMTA avait dit observer des progrès dans la négociation. Le président et chef de la direction de Bombardier, Éric Martel, avait dit, lui aussi, avoir bon espoir d'en arriver à une entente.

Une précédente proposition avait été rejetée en avril dernier par 99,6 % des travailleurs qui s'étaient dotés d'un mandat de grève à 98,8 %. Bombardier aurait proposé des augmentations de salaire de 2,5 % pour la première année, puis de 2,25 % pour les deux dernières années d'une convention collective de trois ans, rapportait le syndicat.

L'AIMTA estimait que l'offre salariale était insuffisante pour compenser la hausse du coût de la vie. En mars, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 6,7 % en un an au Québec, selon les données de Statistique Canada. Il n'a pas été possible d'en savoir davantage sur les augmentations proposées par Bombardier au cours des plus récentes négociations.

Lors du dévoilement de ses résultats financiers au début du mois de mai, M. Martel avait dit que l'entreprise tiendrait compte de l'inflation dans son offre salariale. L'incertitude sur le niveau d'inflation complique toutefois l'élaboration d'une offre, selon lui. Le défi d'une convention collective, c'est de prédire ce que sera l'inflation au cours de la deuxième et la troisième année.

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