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Déception après l’annonce que le pape François ne viendra pas en Saskatchewan

Gros plan sur le pape François qui salue des gens à son arrivée pour l'audience générale hebdomadaire sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 4 mai 2022.

Le pape François s'arrêtera à Edmonton, à Québec et à Iqaluit lors de sa visite au Canada, qui aura lieu du 24 au 30 juillet, a confirmé le Vatican. (archives)

Photo : Getty Images / AFP / VINCENZO PINTO

Radio-Canada

L’absence de la Saskatchewan dans le programme de voyage au Canada du pape François à la fin du mois de juillet suscite à la fois tristesse et déception chez l’archevêque de Regina, Donald Bolen, et l’entrepreneuse ojibwée-fransaskoise Jolanta Bird.

Dans une déclaration, les évêques de la Saskatchewan ont tenu à reconnaître la déception des chefs autochtones.

L'archevèque de Regina, Mgr Dolan Bolen, qui était lui aussi a Muskowekwan plus tôt cette semaine, a quand même nuancé un peu la chose.

Oui, c’est un peu triste, a déclaré à chaud Donald Bolen vendredi matin à l’émission Point du jour.

Mais selon lui, des efforts colossaux ont été faits pendant six ans pour que le souverain pontife puisse déjà venir au Canada.

Lundi, des communautés autochtones continuaient d’appeler le pape François à visiter l’un des anciens pensionnats pour Autochtones dans la province, dont celui de Muskowekwan.

Il croit que c’est en raison des problèmes de santé du pape que le voyage, qui aura lieu du 24 au 30 juillet, ne compte que trois escales.

Monseigneur Bolen espère faire deux des trois voyages, soit à Edmonton et à Québec. Il encourage les survivants des pensionnats pour Autochtones et les paroissiens à se rendre à Edmonton.

Même si le pape n’a pas d’itinéraire dans la province, sa visite au Canada va servir à la guérison et la réconciliation.

Il y a beaucoup de gens qui demandent des excuses papales. Lors du voyage à Rome, ceux qui ont vécu dans les pensionnats, c’était une étape importante d’être à cette rencontre au Vatican. Pour eux, cela a été une expérience marquante, a ajouté le prélat.

La nouvelle a amené son lot de déception du côté de la Première Nation Kinistin. Son chef Félix Thomas espérait la visite du souverain pontife dans la province. Au départ, nous souhaitions qu'il vienne présenter ses excuses en Saskatchewan, plus précisément à Saskatoon, déclare-t-il.

Ezra Harvey, une personne d’origine crie de Saskatoon, abonde dans le même sens. Chaque Autochtone, Inuk ou Métis a ressenti l'impact des pensionnats, du colonialisme et de l'Église. Je pense que toutes les provinces devraient être incluses.

Il aurait souhaité que le pape puisse constater dans la province, en se rendant dans les centres-villes, l'ampleur des dommages causés par les pensionnats pour Autochtones et la façon dont cette souffrance se répercute toujours dans le quotidien, selon lui, à travers des problèmes de consommation.

Un plus long voyage souhaité

Même son de cloche du côté de l’entrepreneuse ojibwée-fransaskoise Jolanta Bird, qui aurait aimé que le voyage du pape au Canada soit plus long. Mais elle croit que l’équipe du pape devait avoir de bonnes raisons de retenir un agenda aussi court.

Cela aurait été une grande différence pour notre peuple [s'il avait] pris le temps de prendre le pouls de cet événement historique avec nous, a-t-elle affirmé à l’émission Point du jour.

Elle a avoué qu’elle suivra ce voyage à la fin du mois de juillet sans trop d’attente.

Jolanta Bird affirme avoir entendu des réactions positives et négatives sur le voyage. Par contre, elle veut garder une énergie positive.

Avec les informations de Nicolas Duny

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