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Entente de principe entre la STO et ses employés de l’entretien

Un autobus en dépasse un autre arrêté.

La STO a dû annuler plusieurs trajets en raison des négociations ces deux dernières semaines (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

La Société de transport de l’Outaouais (STO) annonce, vendredi, qu’une entente de principe a été conclue avec le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Le contrat de travail des 160 syndiqués de l'entretien est échu depuis le 31 décembre 2019 et les négociations pour le renouveler ont commencé le 22 septembre dernier.

C'est une excellente nouvelle, se réjouit José Lafleur, responsable des affaires publiques à la STO, en entrevue à Radio-Canada. Les employés, c'est un maillon essentiel à la livraison de services de transport en commun. [...] On a travaillé pour mettre en place une entente collective qui est équitable pour les employés [et qui nous permette] de retenir déjà ceux qui sont chez nous. La rétention est super importante et si ça peut attirer de nouveaux talents, c'est bien pour nous aussi.

Ces dernières semaines, les négociations butaient sur la question salariale et le recours à la sous-traitance.

Début mai, près de 99 % des salariés syndiqués avaient voté pour un mandat de grève qui s’est traduit par la mise en place de moyens de pression, les employés refusant de faire des heures supplémentaires.

Un retour à la normale progressif

La mesure avait commencé à avoir un impact sur les usagers en forçant la STO à annuler plusieurs trajets, d’autant que ce moyen de pression s’ajoutait au retrait préventif de 45 autobus articulés des années 2012 et 2013, après l'incendie de deux d'entre eux.

Pour nous, ça représentait à peu près 220 heures manquantes à l’appel, par semaine. Donc oui, ça a eu un impact. C'est venu rajouter des difficultés aux autres contraintes qu'on avait déjà. Comme tous les secteurs d'activité, on connaît une pénurie de main-d'œuvre, laquelle était souvent palliée, justement, par les heures de travail supplémentaires, explique Mme Lafleur. Pendant les deux dernières semaines, en heure de pointe, nous avons dû annuler entre 30 et 50 voyages sur les 2586 voyages que nous offrons par jour.

La femme se tient bien droite devant des drapeaux du Québec et de la société des transports ainsi qu'une affiche sur laquelle on peut lire « STO L'avenir en commun ».

José Lafleur, responsable des affaires publiques à la Société de transports de l'Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada

La responsable des affaires publiques à la STO promet un retour progressif à la normale pour les usagers.

Ça devrait s’estomper au cours des prochaines semaines, au fur et à mesure qu'on sera capable de ramener un nombre supérieur de véhicules conformes et aptes à prendre la route.

On ne connaît pas encore les détails de l’entente de principe qui a été conclue. Celle-ci doit être approuvée par le conseil d’administration de la STO, ainsi que par les employés syndiqués. Une ratification qui devrait se faire quelque part en juin, selon Mme Lafleur.

Avec les informations de Benjamin Vachet

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