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Un projet de loi manitobain vise l’hôtellerie pour enrayer le trafic de personnes

Silhouette d'une femme qui ouvre les rideaux d'une chambre d'hôtel.

Le gouvernement progressiste-conservateur affirme que ses propositions permettraient de renforcer la capacité à poursuivre les individus accusés de trafic de personnes.

Photo : Getty Images / Ryan J. Lane

Radio-Canada

Le gouvernement du Manitoba propose un projet de loi pour obliger les propriétaires d’hôtels et d’Airbnb de la province à transmettre, entre autres, les noms et les adresses de leurs clients à la police, en cas de besoin. Il propose également des changements à la Loi sur l’exploitation sexuelle d’enfants et la traite de personnes.

Selon un communiqué publié jeudi, si la loi venait à être adoptée, la police pourrait demander que les hôteliers remettent des informations sur leurs clients, et ce, même en l’absence de mandat dans le cas de demandes urgentes.

En ce qui concerne les changements proposés à la Loi sur l’exploitation sexuelle d’enfants et la traite de personnes, ils obligeraient les propriétaires de logements temporaires, les chauffeurs de taxi et de services de covoiturage à signaler tout soupçon de trafic de personnes à la police.

Grâce à ces modifications législatives et à ces nouveaux règlements, nous pourrions mieux lutter contre la traite de personnes et assurer la sécurité des enfants et des jeunes vulnérables, déclare la ministre des Familles, Rochelle Squires, dans le communiqué.

Le gouvernement estime que 400 mineurs sont victimes du trafic de personnes visible au Manitoba, mais Rochelle Squires croit que le nombre réel pourrait être d’environ 4000, si on tient compte du commerce invisible qui se déroule à huis clos et sur Internet.

La Loi sur les services à l’enfant et à la famille aussi visée

Toujours selon le communiqué, le gouvernement propose de revoir les dispositions de la Loi sur les services à l’enfant et à la famille concernant les ordonnances de non-communication.

Ces ordonnances visent à protéger les enfants pris en charge d’une personne qui a infligé de mauvais traitements à un enfant ou qui est susceptible de le faire.

Les changements proposés visent les critères permettant d’appliquer une telle ordonnance, qui sont jugés trop restrictifs par Rochelle Squires.

Le chef du Service de police de Winnipeg et président de l’Association manitobaine des chefs de police, Danny Smyth, soutient ces changements. Tout outil permettant de protéger les personnes ciblées par les trafiquants serait très apprécié par les agents de police provinciaux, a-t-il affirmé.

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