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Terminé le port du masque obligatoire au Québec

Une femme porte le masque avec son enfant dans un commerce.

À compter de minuit, la nuit prochaine, il ne sera plus obligatoire de porter un couvre-visage dans les commerces, les restaurants, les bars, les lieux de culte, les salles de sport, les salles de spectacles etc.

Photo : Getty Images / ArtMarie

Après avoir dû porter le masque dans les lieux publics intérieurs pendant près de deux ans, les Québécois n'y sont plus tenus depuis minuit, sauf dans les transports en commun et les établissements de soins de santé.

Il n'est plus nécessaire de porter le couvre-visage dans les restaurants, dans les salles de spectacle, dans les bars, dans les lieux de culte, dans les centres sportifs, dans les salles d'entraînement, mais aussi dans les écoles, dans les centres de la petite enfance ainsi que dans les transports scolaires.

Tous les indicateurs suivis par les autorités sanitaires étant à la baisse (décès, infections, hospitalisations, taux de positivité, absentéisme dans le réseau de la santé et les écoles), le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, a confirmé mercredi que la sixième vague de COVID-19 tirait bel et bien à sa fin au Québec.

« Je pense qu’il faut faire confiance aux Québécois comme on l’a fait depuis le début de cette pandémie. La santé publique a été très claire, on est rendu là. »

— Une citation de  Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec

Pas la fin du masque pour autant

La santé publique continue néanmoins de recommander le port du masque pour se prémunir contre la COVID-19 et les autres virus respiratoires.

En conférence de presse vendredi, Christian Dubé a réitéré que la levée de cette dernière restriction sanitaire ne signifie pas pour autant l'abolition du port du masque comme mesure de protection. Et encore moins que la pandémie est finie.

C’est pourquoi la mesure demeurera obligatoire jusqu’à nouvel ordre dans les transports en commun ainsi que dans tous les établissements de santé, y compris les cliniques médicales, les RPA et les CHSLD.

Une infirmière masquée parle à un patient alité dans une chambre d'hôpital.

Le masque demeure obligatoire dans tous les établissements de santé ainsi que dans les transports en commun.

Photo : Getty Images / Tempura

Également, toutes les personnes qui désirent continuer de porter le couvre-visage pour se protéger et protéger les autres sont invitées à le faire, à commencer par les personnes âgées, malades, immunosupprimées ou dont l'état de santé les expose davantage à des complications médicales.

Le port du masque pourrait aussi être maintenu par certains employeurs pour des raisons de santé et de sécurité dans des usines ou des commerces où on offre des services personnels, comme les salons de coiffure ou les cliniques de soins esthétiques, par exemple.

« Je pense que c’est une très, très bonne nouvelle qu’on soit capable de passer à cette étape-là. Par contre, on veut le faire dans le respect des choix personnels. »

— Une citation de  Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec

À ce chapitre, l'Association des Patients Immunodéficients du Québec (APIQ), a rappelé que les personnes qui souffrent de problèmes immunitaires devront continuer de porter le masque et prendre les précautions nécessaires pour éviter le risque de conséquences graves, voire fatales, sur leur santé.

C’est pourquoi l’association demande à la population de rester accommodante envers ces personnes.

« Le lourd fardeau sur des millions de Québécois qui ont eu à adopter le port du masque régulier depuis deux ans demeure une lutte quotidienne pour les Québécois immunosupprimés et immunodéficients. »

— Une citation de  L'Association des Patients Immunodéficients du Québec, dans un communiqué

Les personnes immunodéficientes sont par ailleurs appelées à porter « l'Immunoclip » sur leur masque – un indicateur arborant un i rouge qui s'attache au masque – pour indiquer aux gens leur condition de santé fragile.

Un Immunoclip sur un masque.

Les personnes immunodéficientes sont invitées à porter l'«Immunoclip» pour indiquer aux gens leur condition de santé particulière.

Photo : Radio-Canada/Pierre-Alexandre Bolduc

665 jours plus tard

Mine de rien, les Québécois ont été tenus de porter le couvre-visage en public à l'intérieur pendant près de 22 mois.

Le décret, assorti d’amendes allant de 400 $ à 6000 $ pour les contrevenants, était entré en vigueur le 18 juillet 2020, sur ordre du gouvernement Legault qui subissait alors d’importantes pressions médiatiques et politiques.

Le port obligatoire du masque avait été maintenu, depuis, au Québec, en dépit de son abandon dans la majorité des provinces du pays, ces derniers mois.

L'annonce de sa levée était fort attendue au Québec, d'autant plus qu'elle avait a été repoussée à deux reprises en raison du nombre élevé d’hospitalisations et de cas d’infection dans la population au sortir de l’hiver. Elle devait d’abord entrer en vigueur le 5 avril, avant d’être reportée par les autorités au 21 avril et finalement au 14 mai.

Luc Boileau s’adresse aux médias, assis à la table de presse.

Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim, et Christian Dubé, ministre de la Santé.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Cette fois semble être la bonne.

On ne sait toutefois pas encore si, advenant une septième vague de COVID-19 à l'automne, le gouvernement optera de nouveau pour le port obligatoire du couvre-visage.

Si de son côté le Dr Boileau affirmait mercredi qu'il ferait tout son possible pour éviter de revenir à une telle mesure, le ministre Dubé a souligné vendredi que le masque demeure malgré tout une mesure efficace qui permettrait d'endiguer une nouvelle flambée.

Je pense qu'on est ailleurs en termes de protection. Les variants ont changé, notre connaissance de tous les facteurs qui contribuent à la contamination font que si c'était nécessaire de le recommander, je pense que ce serait la bonne chose à faire. Mais on n'est pas là en ce moment, profitons donc de l’été, a suggéré M. Dubé.

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