•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Transidentité : une formation obligatoire sur le respect au Collège Red River

Une façade de métal et de verre du Collège Red River.

Dans une déclaration écrite, un porte-parole du Collège Red River explique que, même si les élèves impliqués dans les actes d’intimidation ont été suspendus, celui reconnaît qu'il aurait dû en faire davantage, et ce, plus rapidement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans le cadre du règlement d’une plainte pour atteinte aux droits de la personne, le Collège Red River a annoncé lundi qu’une formation sur le respect sera désormais obligatoire pour les élèves qui apprennent un métier. À l’origine de la plainte, Talon Knight veut éviter que quelqu’un d’autre ne se retrouve dans la même situation.

Radio-Canada a choisi de respecter le choix de l'identité de genre de la personne présente dans cet article et utilisera le pronom neutre iel (il/elle) pour la caractériser. Nous avons dû faire un choix pour les accords de genre des participes passés et des adjectifs. Nous avons opté pour le masculin partout uniquement par souci d'uniformité.

Talon Knight a étudié dans le programme de soudure au collège, entre 2015 et 2016. Iel affirme avoir été victime d’intimidation par ses camarades parce qu’iel est transgenre.

En 2016, Talon Knight a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne du Manitoba, ce qui a mené à l’annonce du collège lundi. C’est un petit pas, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire explique-t-iel.

Talon Knight se remémore de nombreux épisodes d’intimidation et de harcèlement. Iel raconte avoir été poussé en dehors des toilettes des femmes.

« Je veux que les futurs élèves trans aient une bien meilleure expérience que moi. Je ne veux pas qu’iels vivent autant d'intimidation. »

— Une citation de  Talon Knight

Même après avoir signalé ces incidents à plusieurs niveaux de l'administration du Collège, Talon Knight a constaté que peu a été fait. Iel espère que la formation sera prise au sérieux pour que les élèves soient plus empathiques.

L’enseignant-chercheur et membre de la communauté LGBTQ+, Kevin Prada salue cette nouvelle formation bien qu'il affiche des réserves.

En 2022, ça arrive un peu tard, juste avec une solution-pansement comme ça. C'est un début, j'espère que c'est quelque chose qui va prendre de l'élan et se répandre dans d'autres campus, dit-il.

Le président du Collectif LGBTQ du Manitoba, Stéphan Hardy, espère, quant à lui, que cette formation sera élaborée avec la communauté trans.

D'autres part, il faudrait utiliser les meilleures sources d'informations possibles des données probantes de haute qualité pour que le résultat reflète les meilleures pratiques, lance-t-il. 

Une réponse initiale insuffisante

Dans une déclaration écrite, un porte-parole du Collège Red River explique que, même si les élèves impliqués dans les actes d’intimidation ont été suspendus, l’administration reconnaît qu'elle aurait dû en faire davantage, et ce, et plus rapidement .

Nous reconnaissons que nous n’avons pas respecté notre engagement à créer un environnement d’étude et de travail respectueux des personnes de toutes les identités de genre, écrit la vice-présidente du Collège, Christine Watson. Elle ajoute que la formation est importante pour les élèves.

De son côté, la directrice générale de la Commission des droits de la personne du Manitoba, Karen Sharma, croit que l’annonce de lundi démontre une collaboration entre l’élève, la Commission et le Collège.

C’est une victoire parce que toutes les parties se sont entendues pour reconnaître ce qui s’est passé et ce qui sera fait pour mieux soutenir la communauté LGBTQ2+, estime Karen Sharma.

Karen Sharma salue à la fois le courage de Talon Knight et la volonté du Collège d’apporter des changements. Nous devons nous assurer que la main-d'œuvre qui est formée pour les métiers est diversifiée, accueillante et équitable, conclut-elle.

Avec les informations d’Erin Brohman

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !