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L’usine de traitement de l’eau du Lac-à-la-Pêche bientôt opérationnelle

Une personne est devant des installations à l'intérieur de l'usine de traitement de l'eau.

L'usine de traitement de l'eau à Shawinigan va bientôt passer en phase d'essai.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Cinq mois après sa fermeture, l'usine de filtration des eaux du Lac-à-la-Pêche est maintenant prête pour les essais pilotes. Les 792 modules de membrane encrassée ont tous été remplacés cette semaine. Une recette pour éviter qu'elles ne s'encrassent à nouveau a été élaborée par une équipe d'experts de Polytechnique

L'installation des membranes est en train d'être complétée pour pouvoir démarrer en mode pilotage, sans distribution d'eau , précise André Lahaye, conseiller expert au Service d’ingénierie à la Ville de Shawinigan.

Il dit chercher la recette qui risque d'être moins chargée en espérant que tout se passera bien. Mais, il demeure confiant.

Il reste un défi important à considérer, prévient l'expert, il s'agit du traitement des eaux de lavage des membranes, les eaux résiduaires. Elles constituent une boue composée de coagulant et de matière organiques en suspension, celle-là même qui a contaminé le ruisseau Perchaude.

Pour mieux réaliser le travail, la Ville mise maintenant sur un nouveau décanteur à floc lesté, loué pour l'occasion, laissant temporairement de côté son décanteur neuf.

Il s'agit, selon André Lahaye, de réaliser un système complémentaire qui récupère toute l'eau de la station, ce qui leur permettra d'avoir une marge de manœuvre pour essayer d'optimiser le fonctionnement du système existant.

« On avait des problèmes. On tombait en difficulté avec nos rejets. On était pris dans un cercle qui ne nous permettait plus de nous en sortir. »

— Une citation de  André Lahaye, conseiller expert au service d’ingénierie à la Ville de Shawinigan.

Le filet de sécurité permet de faire des essais sans avoir le risque de contamination.

Des essais avant la grande réouverture

Durant les essais, l'usine tournera en circuit fermé. La qualité des eaux résiduaires sera analysée en continu conformément au certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement.

Toute l'eau traitée par le système sort par la conduite. Quand nos résultats seront bons, on retraite l'eau jusqu'à ce qu'elle soit conforme. Une fois qu'elle est conforme, on ouvre, soutient André Lahaye

De son côté, André Berthiaume surveille les premières gouttes d'eau qui sortiront de l'usine. La neige a fondu depuis que des équipes étaient venues nettoyer les dégâts causés par le rejet des boues dans son ruisseau. Les traces sont encore visibles.

Quand l'eau se retire normalement, les sédiments naturels se retirent avec l'eau. Si elle est restée collée, c'est parce que c'est de la boue contaminée, et ça, il y en a tout le long du ruisseau poursuit-il.

Un appel d'offres vient d'être publié par la Ville pour compléter le nettoyage du ruisseau cet été. Mais André Berthiaume demeure inquiet. Il appelle la Ville à changer sa méthode de nettoyage des tuyaux afin d'éviter de payer des sommes faramineuses pour ces travaux.

« Ça va être comme une pièce de théâtre... ils vont nous dire qu'ils ont nettoyé et ce ne sera pas nettoyé à fond et on va rester avec de la contamination. Nous si on veut prouver qu'on n'est plus contaminé.  »

— Une citation de  André Berthiaume ,

Dans un communiqué, la ville indique que des travaux de stabilisation et de végétalisation des berges seront effectués. D'ici là, l'usine devrait avoir réussi à redonner de l'eau filtrée à ses citoyens. Les essais pilotes doivent durer un mois.

Avec les informations de Julie Grenon

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