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Un milliard d’articles à usage unique dans les déchets de Metro Vancouver en 2021

Des conteneurs à déchets dans une ruelle de Vancouver.

En 2021, 710 millions de pièces d'équipement de protection individuelle ont été jetées dans les déchets de Vancouver, selon Metro Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

Fin 2021, deux études ont été conduites pour le Comité Zéro Déchet de Metro Vancouver afin d'avoir un instantané des déchets retrouvés à grande échelle dans la région et de ceux issus d'immeubles résidentiels. Le Comité a constaté une augmentation de la présence de masques (260 millions). De 40 masques par personne en 2020, le taux est passé à 94 masques par personne en 2021.

Le nombre de pièces d’équipement de protection individuelle jetées, à savoir des masques, des gants et des lingettes, est passé de 528 millions en 2020 à 710 millions en 2021. Mais cette augmentation doit être nuancée, explique Terry Fulton, ingénieur au service des déchets solides de Metro Vancouver.

[En 2020] l’échantillonnage a été effectué juste avant la mise en place de l’obligation de porter des masques. [En 2021], l'échantillonnage a été effectué alors que le variant omicron était à la hausse. Il n'est donc pas tout à fait surprenant de voir plus de masques en 2021 qu'en 2020.

Un homme est courbé et met un masque usagé dans un sac en plastique à l'aide d'une pince.

David Papineau emporte une pince et un sac lors de toutes ses courses afin de pouvoir ramasser les masques et autres détritus, à Vancouver. (Archives)

Photo : CBC/JanellaHamilton

Les résultats de l'étude à grande échelle indiquent que la composition des déchets en 2021 est similaire à celle de 2018. La présence des articles à usage unique, plus d’un milliard d’objets, est globalement inférieure aux niveaux d'avant la pandémie. Les contenants à emporter, qui ont considérablement augmenté de 2018 à 2020, ont diminué en 2021 pour atteindre des niveaux similaires à 2018.

Bien qu'ils ne représentent que 3 % des déchets en poids, les articles à usage unique peuvent avoir des effets néfastes sur les écosystèmes marins. Pour Juan Jose Alava, chercheur principal de l'unité de recherche sur la pollution des océans à l'Université de la Colombie-Britannique, il est temps de divorcer du plastique.

« Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans une économie du plastique, [...] une époque dans laquelle le plastique et les microplastiques sont devenus un marqueur de l'empreinte de la pollution humaine. »

— Une citation de  Juan Jose Alava, chercheur principal, unité de recherche sur la pollution des océans, UBC

En octobre dernier, le chercheur a vu des masques accrochés à des branches dans des mangroves des îles Galapagos. Il alerte sur la toxicité des microplastiques qui affectent la faune marine et les êtres humains qui en consomment, notamment ceux qui vivent dans des communautés côtières qui dépendent beaucoup des produits de la mer.

Toxicité des microplastiques

Juan Jose Alava espère que la Colombie-Britannique mettra en œuvre l'élimination progressive des sacs en plastique à usage unique (plus de 320 millions retrouvés en 2021), puis des bouteilles en plastique. Le chercheur conseille aux citoyens de changer dès à présent leurs habitudes de consommation et de choisir des substituts de produits plus propres, durables et verts.

Dans le passé, le plastique était considéré comme un avantage pour la société, mais aujourd'hui nous savons que nous avons un problème et que l'océan ne le résoudra pas à notre place, alors même que nous dépassons les limites de capacité actuelles de notre planète; il est donc important d'agir aujourd'hui.

Du côté des immeubles résidentiels de Metro Vancouver, les matières organiques compostables demeurent la plus grande composante des déchets multifamiliaux, 37 % ou 77 kg par personne, suivis du plastique, des produits d'hygiène domestique ― comme les couches et les déchets d'animaux domestiques―, et du papier.

Depuis l’interdiction de jeter les déchets organiques dans les poubelles de Metro Vancouver en 2015, ces derniers s'y retrouvent moins, explique Terry Fulton.

Lorsque [les déchets organiques] vont dans vos ordures, à la décharge, cela produit du méthane qui contribue au changement climatique; mais lorsqu'ils vont dans votre bac vert, cela peut être utilisé pour créer un sol sain.

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