•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des travaux à l’UQAC pour faciliter le dégivrage des hélicoptères des Forces armées

De la machinerie givrée dans un laboratoire.

La vaste chambre froide permet de simuler des tempêtes de neige grâce à des ventilateurs.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

Chargement de l’image

Le ministère de la Défense nationale du Canada et les Forces armées canadiennes mandatent l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pour trouver un revêtement résistant aux températures glaciales pour faciliter le dégivrage au sol des hélicoptères.

Le Laboratoire sur les revêtements glaciophobes et les ingénieries des surfaces (LaRGIS) et le Laboratoire international des matériaux antigivre (LIMA) travailleront ensemble pour la prochaine année. Ils ont obtenu une subvention d’un million de dollars pour y parvenir.

La directrice scientifique des deux laboratoires et professeure-chercheuse, Gelareh Momen, dirige une équipe d'une dizaine de personnes hautement qualifiées. Ils vont poursuivre le procédé déjà étudié dans les laboratoires.

C’est un fluide aux propriétés glaciophobes, indique la professeure. Soit on diminue l'adhésion de glace, soit on va retarder l'accumulation de glace, soit c'est vraiment au niveau de la surface sur laquelle les gouttelettes ne restent pas. Ça rebondit, a-t-elle expliqué.

Chargement de l’image

Le liquide étudié a des propriétés glaciophobes.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

Cette expertise certifiée unique au monde est élaborée dans une vaste chambre froide, où des tempêtes de neige sont simulées grâce à des ventilateurs.

La pièce de plusieurs mètres de hauteur permet aux gouttelettes d'atteindre des vitesses réelles comme une véritable goutte de pluie.

Ces gouttes-là, elles prennent une bonne vitesse, elles se refroidissent et dès qu'elles vont toucher une surface, comme des morceaux d'hélicoptère, elles vont givrer au contact de cette surface-là, soutient Jean-Denis Brassard qui est professeur-chercheur en laboratoire.

On va même regarder en rotation par exemple si sur les hélices le revêtement est appliqué. C'est vraiment dans une grande échelle qu'on va regarder tout ce qui peut se passer et les enjeux, renchérit Mme Momen.

Chargement de l’image

Un hélicoptère Griffon à la base de Bagotville.

Photo : Radio-Canada

Si le produit existe, il doit cependant être amélioré et testé pour être utilisé sur des hélicoptères des Forces armées. Les appareils militaires se déploient dans des zones où les conditions climatiques sont hostiles.

« Alors nous on travaille aussi beaucoup sur l'amélioration de la durabilité pour s'assurer qu’après plusieurs vols : le produit est toujours là. »

— Une citation de  Gelareh Momen, professeure-chercheuse

Ces tests en environnement contrôlé représentent la phase 2 du projet. D’ici un an, la directrice scientifique est confiante d’atteindre la phase 3 où des tests seront faits en milieu naturel, dans un climat nordique avec de vrais hélicoptères.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !