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Trou noir : une ancienne étudiante de l’UL a participé au projet

Marie-Lou Gendron-Marsolais, ancienne étudiante de l'Université Laval et chercheuse postdoctorale pour l’Observatoire européen austral.

Marie-Lou Gendron-Marsolais, ancienne étudiante de l'Université Laval et chercheuse postdoctorale pour l’Observatoire européen austral

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

« Ça m’a toujours intéressée, les trous noirs, alors c’est un privilège de pouvoir participer à cette expérience-là », dit Marie-Lou Gendron-Marsolais.

La première image de Sagittaire A*, le trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie, a été dévoilée jeudi.

Il s’agit de l’aboutissement de plusieurs années de travail d’ingénieurs et d’astronomes de partout à travers le monde. Une ancienne étudiante de l’Université Laval, Marie-Lou Gendron-Marsolais, a collaboré à ce vaste projet de recherche lors de la dernière campagne d’observation, menée en 2021.

Je rêve depuis toujours de voir cette photo, s’exclame Marie-Lou Gendron-Marsolais, maintenant chercheuse postdoctorale à l’Observatoire européen austral.

Ça fait des décennies que l’on attend une première image du trou noir au centre de la galaxie. Ça vient confirmer plusieurs de nos théories, entre autres qu’il y a bel et bien un trou noir au centre de notre galaxie.

Sgr A*, le trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie.

Sagittaire A* (Sgr A*), le trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie

Photo : EHT Collaboration

L’astronome a terminé son baccalauréat et sa maîtrise en physique à l'Université Laval avant d'obtenir un doctorat en astronomie et astrophysique à l'Université de Montréal. C’est lors de ses études postdoctorales au Chili qu’elle a participé à la prise d'images, dont celles du trou noir Sagittaire A*.

J’ai travaillé pendant trois ans pour le télescope ALMA. Mon rôle était, entre autres, de faire les observations et de recueillir les données.

Huit télescopes terrestres situés un peu partout dans le monde ont mené des observations en avril 2017 pour reconstituer l’image du trou noir.

« On reproduit, si on veut, un télescope qui serait grand comme la planète Terre. »

— Une citation de  Marie-Lou Gendron-Marsolais, chercheuse postdoctorale à l’Observatoire européen austral

Parce que la taille de cette photo-là, c’est extrêmement petit dans le ciel. Pour vous donner une idée, c’est comme si on observait un beigne sur la Lune. C’est minuscule dans le ciel, explique l’astronome.

Mme Gendron-Marsolais est impressionnée par la ressemblance des images de ce trou noir et celle du M87, dévoilé en 2019, malgré le fait qu'ils soient très différents.

Ces images montrent les deux premières images jamais prises de trous noirs. À gauche, M87*, et à droite, Sgr A*).Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ces images montrent les deux premières images jamais prises de trous noirs. À gauche, M87*, et à droite, Sgr A*).

Photo : EHT Collaboration

Le trou noir au centre de notre galaxie est 1000 fois plus petit et beaucoup plus calme. Il n’y a pas beaucoup de matière qui tombe à l’intérieur contrairement au M87, qui est explosif et qui a beaucoup d’énergie autour de lui. Ils sont très différents, mais avec des images très semblables.

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