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Les clôtures « anti-COVID » au quai de Shippagan embêtent cyclistes et résidents

Le quai de Shippagan.

Le quai de Shippagan est entouré de clôtures de métal et de barrières.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Le quai de Shippagan est toujours entouré de clôtures et de barrières pour protéger le public contre la pandémie de COVID-19.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a abandonné les mesures pour contrer la pandémie, la plupart des députés ont laissé tomber les masques à l'Assemblée législative, mais le quai de Shippagan est toujours entouré de plusieurs dizaines de mètres de clôtures métalliques.

Des affiches indiquent que ces clôtures et barrières visent à protéger la santé et la sécurité du public pendant la pandémie de COVID-19.

Des affiches au quai de Shippagan.

Ces affiches ont été installées près des barrières et des clôtures tout autour du quai de Shippagan.

Photo : Radio-Canada / René Landry

La fortification du quai de Shippagan a débuté il y a deux ans avec l'apparition de barrières mécaniques.

La Véloroute est bloquée

Ces clôtures visant à protéger le public causent des maux de tête aux responsables de la Véloroute, qui s'inquiètent de la sécurité des cyclistes et des marcheurs. Ces derniers doivent contourner les lieux en passant, notamment, le long du boulevard J.D.-Gauthier.

Véloroute de la Péninsule acadienne.

Les cyclistes et les marcheurs se butent à cette clôture de métal, installée sur la Véloroute de la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Les responsables de ce trajet, présenté comme un joyau de l'industrie touristique locale, craignent donc que des utilisateurs se blessent sérieusement.

La situation actuelle sur l’accès au territoire du quai de Shippagan nuit au succès du réseau cyclable de Shippagan et à toute la Péninsule acadienne, affirme Serge Dugas, directeur général de la Véoloroute.

Ces barrières bloquent le sentier de la Véloroute, construit dans les normes par la Ville de Shippagan, précise-t-il. Un détour pour contourner ce secteur est très peu envisageable vu le manque de rues parallèles adéquates et les coûts à prévoir.

Trajet de la Véloroute à Shippagan.

Voici, en temps normal, le trajet de la Véloroute de la Péninsule acadienne à Shippagan.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Selon lui, les randonnées doivent absolument être agréables et sécuritaires.

Serge Dugas indique qu'il appuie toutes les démarches qui viseront à améliorer la situation.

« Une bonne discussion avec l'administration portuaire pourrait aider à trouver d'autres solutions pour protéger les activités au quai tout en permettant le passage en tout temps sur le sentier cyclable du territoire et l'accès à cet attrait communautaire de Shippagan. »

— Une citation de  Serge Dugas, directeur général de la Véloroute de la Péninsule acadienne

L'Administration portuaire de Shippagan, responsable des lieux, demeure silencieuse. Son président, Jean-Marc Mallet, n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue.

Administration portuaire de Shippagan.

Au bureau de l'Administration portuaire de Shippagan, personne n'a envie de parler des clôtures et des barrières.

Photo : Radio-Canada / René Landry

En décembre 2020, le député fédéral d'Acadie-Bathurst, Serge Cormier, a fait part de son malaise au sujet de la présence des barrières au quai de Shippagan.

Je vais m'informer davantage pour voir s'il n'y a pas moyen de trouver un terrain d'entente, avait-il assuré. Les quais dans la région, ça fait partie de notre ADN, de notre culture.

C'est peut-être charrier

Louis-Philippe Daneault, un résident à la retraite, assure qu'il n'avait pas compris que ces clôtures avaient été installées en raison de la pandémie.

Louis-Philippe Daneault.

Louis-Philippe Daneault trouve que la pandémie a le dos large quand il est question des clôtures et des barrières autour du quai de Shippagan.

Photo : Radio-Canada / René Landry

« Ah bien là! C'est peut-être charrier un petit peu [de] mettre ça sur le dos de la pandémie. »

— Une citation de  Louis-Philippe Daneault, retraité

Un autre retraité, Achille Duguay, originaire de Saint-Isidore mais qui réside à Shippagan depuis une trentaine d'années, ne sait plus comment expliquer la situation à ses amis de l'extérieur qui viennent lui rendre visite.

Quand on a des visiteurs, on veut aller leur montrer le quai, les bateaux, parce qu'on est une place de pêcheurs ici, dit-il. Mais on n'est pas capables de le faire. Je suis désolé de voir des choses comme ça.

Quant au silence des responsables de l'Administration portuaire, Louis-Philippe Daneault ne mâche pas ses mots.

C'est parce qu'ils n'ont pas de raisons valables, tranche-t-il. Pourquoi se cachent-ils comme ça? S'ils ont des raisons valables, qu'ils les sortent.

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