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Coastal Gaslink : la présence policière s’est intensifiée

Plus de 15 agents de la GRC en ligne au milieu d'une route enneigée devant un engin de chantier.

La GRC avait annoncé qu'elle avait arrêté 14 personnes le jeudi 18 novembre, alors que des manifestants wet’suwet’en bloquaient une route.

Photo : Twitter : @Gidimten

La Gendarmerie royale du Canada en Colombie-Britannique confirme avoir augmenté ses patrouilles autour des chantiers de construction du gazoduc Coastal GasLink. Cette information survient alors que les Nations unies ont condamné pour la troisième fois depuis 2019 l'escalade de la répression policière envers les opposants aux projets Trans Mountain et Coastal Gaslink.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) dit avoir pris cette décision à la suite de ce qu’elle a qualifié d'« affrontement violent » visant des travailleurs, survenue en février dernier.

À ce moment-là, des employés de Coastal GasLink ont allégué qu'ils avaient été attaqués par une vingtaine de personnes, dont certaines brandissaient des haches.

Selon la GRC, la route d'accès au chantier près de Houston a été entravée, et l'entreprise gazière a déclaré avoir subi des dommages et des dégradations sur plusieurs engins de chantier.

Selon une déclaration de la caporale Madonna Saunderson, la police s'est inquiétée de la sécurité des personnes dans la région et des agents patrouillent sur les terres publiques pour s'assurer que personne ne mette en place des structures pour entraver l'accès.

Arrestations liées à Trans Mountain

Par ailleurs, Janelle Shoihet, porte-parole de la GRC en Colombie-Britannique, a affirmé qu'il n'y a pas eu d'intervention policière en lien avec l'opposition à l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain dans l'intérieur de la province depuis septembre dernier, lorsque des travailleurs ont été bloqués sur un chantier au nord-est de Kamloops et que quatre personnes ont été arrêtées, tandis qu'une autre a pris la fuite.

Toutefois, dans le Grand Vancouver, deux manifestants opposés au projet d’extension du pipeline Trans Mountain ont été arrêtés mercredi par la GRC de Burnaby.

La police dit avoir répondu à un signalement de six manifestants près d'un chantier vers 11 h. Les policiers ont constaté que deux femmes avaient franchi la clôture du chantier et ont été arrêtées peu après.

Elles ont été libérées jusqu'à leur comparution devant le tribunal, et la police affirme qu'elles ne font pas face à des accusations d'outrage criminel.

Ces précisions font suite à la prise de parole de membres des Premières Nations Secwepemc et Wet'suwet'en, qui ont demandé mercredi au gouvernement du Canada de mettre fin aux projets Trans Mountain et Coastal Gaslink, après que les Nations unies ont condamné pour la troisième fois depuis 2019 fois la poursuite des travaux et l'escalade de la répression policière.

Une carte montre les tracés de deux pipelines : celui de Coastal GasLink dans le nord de la C.-B., et celui de TransMountain, d'Edmonton au Grand Vancouver. (En date du 11 avril 2022)

Une carte montre les tracés prévus de deux pipelines : celui de Coastal GasLink, dans le nord de la Colombie-Britannique, et celui de TransMountain, d'Edmonton au Grand Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Dans sa dernière correspondance, l'organisme international s'inquiète de l'augmentation et de l'aggravation des violences et des intimidations policières que subissent les Autochtones qui manifestent pacifiquement leur hostilité à ces constructions sur leurs territoires traditionnels, et demande l'ouverture d'une enquête.

Mercredi, lors d’une conférence de presse, Rueben George, membre de la Première Nation Tsleil-Waututh, a déclaré qu’en plus d'être accusés d'occuper [leurs] propres terres, les Autochtones qui manifestent sont victimes d’un harcèlement constant de la police, et qu’ils sont particulièrement ciblés par une nouvelle unité de la GRC.

Le comité a vu qu’il y avait beaucoup de violence. Il ne mentionne pas seulement la GRC, mais surtout le GISCI, qui a été formé spécialement pour la surveillance des défenseurs des terres. On ne sait pas avec précision de quelle façon ce groupe a été formé, mais il est très clair qu'il viole leurs droits, a déclaré Nicole Schabus, professeure de droit à l'Université Thompson Rivers.

Selon la GRC, le Groupe d’intervention pour la sécurité de la collectivité et de l’industrie (GISCI) a été créé en 2017 pour assurer une surveillance stratégique des incidents dans le secteur de l’industrie de l’énergie et des questions d’ordre public, de sécurité nationale et de criminalité qui en découlent.

Son mandat est de garantir une intervention policière cohérente, normalisée et administrée de façon impartiale dans toute la province, selon le site web de la GRC.

Avec des informations de La Presse canadienne.

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