•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Un jeune homme avec une poule sur l'épaule.

Poule sur l'épaule, Marcel a une joie de vivre contagieuse qu'il partage avec ses abonnés sur Instagram.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Après une fracture au dos, Marcel Forget, qui occupait un poste de gestionnaire de projet de construction, aurait bien pu s’apitoyer sur son sort. Incapable de pratiquer son métier, le Franco-Ontarien s’est tourné vers l’agriculture.

Je suis un homme bien actif et je voulais une responsabilité [quotidienne]. Si ça me prend deux heures à nourrir mes [20] poules et donner l’eau, mais c'est ça que ça va prendre, dit-il, ne se mettant pas de pression dans son long processus de remise en forme qu'il a débuté à l’été 2016.

Pendant l'automne 2015, Marcel s'est retrouvé alité pendant plusieurs semaines après avoir été éjecté d’un véhicule côte à côte pendant la chasse.

À l’hôpital, les radiographies étaient claires : deux fractures nettes des vertèbres thoraciques T11 et T12, situées au bas du dos, et une fracture de la vertèbre lombaire L1.

T12 était émietté, il ne restait plus rien, le chirurgien a enlevé de petites miettes avec ses pinces, lâche l'homme de 33 ans, grimaçant de la douleur qui le gêne encore après toutes ces années.

Une chèvre tente de donner un bisou à l'agriculteur.

La chèvre de Marcel Forget tente de lui donner un bisou.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

La fin de semaine dernière, j’ai passé trois jours au lit. Je ne pouvais pas bouger. J’étais saisi, expliquant pourquoi il ne peut plus travailler assis dans un bureau.

Son passé à travailler dans la planification de projet l’aide à savoir quand il aura besoin de main-d’œuvre sur la ferme puisqu'il ne peut garantir qu’il sera en pleine forme tous les jours.

Un homme nous montrer des dindonneaux.

Quelques minutes avant notre arrivée, Marcel Forget a reçu cinquante dindonneaux. Une commande qu'il avait passé en janvier.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

« Y’a toujours du support familial, de voisins, c’est un sens de communauté. J’ai une douzaine de clients que si je les appelle à matin et que je dirais: ''hey la gang, j’ai vraiment besoin de votre aide", ils vont venir.  »

— Une citation de  Marcel Forget, agriculteur

Cet été, il se lance dans le projet d’élever 700 poules à viande, une centaine de poules pondeuses, une cinquante de dindes et une soixantaine de cochons.

Le fermier branché

Que ce soit sur Facebook ou Instagram, Marcel Forget est présent sous le pseudonyme Rubber Boots Farm. Il documente les différentes étapes de ses projets agricoles.

Ça prend sept mois pour élever ton filet de porc ou ta tranche de bacon, il y a bien du contenu à montrer, ricane-t-il, saupoudrant un peu d’humour dans ses publications.

Un homme avec son porc.

Marcel, tout sourire, avec porc reproducteur.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Je montre les coulisses, toutes sortes de petites histoires, des conneries; les enfants sautent sur un tracteur ou des poules courent après des souris, précise-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !