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Une unité de traitement de la toxicomanie au Centre correctionnel de Saskatoon

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Trois autres centres correctionnels de la province ont des unités de traitement de la toxicomanie comme celle qui voit le jour au Centre correctionnel de Saskatoon.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

Radio-Canada

Un nouveau programme de traitement de la toxicomanie voit le jour au Centre correctionnel de Saskatoon, dans le cadre de la stratégie provinciale de réduction de la violence liée aux gangs.

Selon la province, l’unité de traitement de la toxicomanie permettra d'améliorer la sécurité communautaire en offrant du soutien et des traitements aux délinquants aux prises avec des problèmes de toxicomanie.

Le programme peut accueillir 25 détenus dans le premier groupe. Il s'échelonnera sur cinq semaines et se déroulera tous les jours du lundi au vendredi, à partir du 16 mai.

Sa programmation abordera la prévention des rechutes et l’acquisition de compétences en résolution de problèmes. Elle comprendra de la thérapie comportementale et des exercices visant l'établissement d’objectifs.

La toxicomanie est l’une des principales causes de la criminalité et de la violence liée aux gangs, a déclaré la ministre des Services correctionnels, des Services policiers et de la Sécurité publique, Christine Tell, dans un communiqué.

« Nous savons par expérience que, chez les délinquants, le traitement des problèmes de toxicomanie et des problèmes de santé mentale connexes peut réduire leur participation au système de justice pénale et faire de la Saskatchewan un endroit plus sûr pour tout le monde. »

— Une citation de  Christine Tell, ministre des Services correctionnels, des Services policiers et de la Sécurité publique

Ces services seront offerts dans le cadre d’un partenariat entre le ministère des Services correctionnels, des Services de police et de la Sécurité publique, le ministère de la Santé et la Régie de la santé de la Saskatchewan.

Shawn Fraser est le président-directeur général de la Société John Howard de la Saskatchewan, un organisme qui milite pour un système de justice plus efficace, plus juste et plus humain. Il félicite le gouvernement provincial d'avoir accepté ces nouveaux programmes dans les établissements correctionnels. Néanmoins, il trouve qu'il reste encore beaucoup.

Le but ultime, dit-il, c'est qu'aucun détenu ne récidive après avoir quitté un établissement correctionnel.

« Et trop souvent, ce n'est pas le cas. Nous n’avons pas le soutien dont nous avons besoin au sein du système correctionnel. Et il est certain que, lorsque les gens partent, bien souvent, ils se retrouvent dans les mêmes environnements qui les ont amenés en prison au départ. »

— Une citation de  Shawn Fraser, PDG, Société John Howard de la Saskatchewan

La directrice générale de Prairie Harm Reduction, Kayla Demong, fait le même constat. Elle croit que la province doit financer encore plus de programmes partout en Saskatchewan, tant dans le système correctionnel qu’à l’extérieur.

Un lourd bilan lié à la toxicomanie

En 2021, le Bureau du coroner de la Saskatchewan a répertorié 464 cas de personnes dont la mort est attribuable ou pourrait être attribuée à la toxicité de médicaments. Ce nombre a plus que doublé en comparaison avec les deux années précédentes.

Je ne pense pas que ce soit une question de choix. Nous savons que nous avons besoin d’un meilleur accès au traitement. Nous savons que nous avons besoin d’un meilleur accès au soutien en santé mentale. Nous savons que nous avons besoin d’un financement et d’un soutien accrus pour les programmes de réduction des méfaits dans toute la province, dit Kayla Demong.

Des programmes efficaces

La première unité de traitement de la toxicomanie (aussi désignée par le sigle DSATU) a été mise en place au Centre correctionnel de Regina en 2008. D’autres unités ont vu le jour au Centre correctionnel Pine Grove et au Centre correctionnel de Prince Albert en 2020 et en 2021.

Le ministère des Services correctionnels, des Services de police et de la Sécurité publique a fait une évaluation de la DSATU du Centre correctionnel de Regina en 2016. Cette évaluation a révélé que le taux de récidive des participants après leur libération est statistiquement plus faible.

Le taux de récidive des participants à la DSATU après leur libération est moins élevé que dans le cas des autres détenus, dans une proportion qui est statistiquement significative, indique la province.

L'évaluation a aussi permis de constater que les participants ont un taux de contacts plus faible avec les services correctionnels, six mois, un an et deux ans après leur libération.

De plus, les participants qui se sont retrouvés en contact avec les services correctionnels étaient restés sans contact après leur libération plus longtemps que les autres détenus.

Chez les participants, le taux d’inconduite était également beaucoup plus faible pendant la période où ils étaient encore en détention, entre la fin du programme et leur libération.

Selon la province, 78 détenus du Centre correctionnel de Regina ont suivi le programme en 2021. Environ 470 détenus l'ont suivi entre 2017 et 2021.

Entre-temps, en 2021, 54 et 48 détenus ont suivi le programme dans les centres correctionnels de Pine Grove et de Prince Albert.

Avec les informations de Laura Sciarpelletti

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