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Un accès à l’avortement respectable dans la région, selon des intervenantes

Une femme dans un bureau de médecin.

Le reportage de Jacob Côté

Photo : iStock

Radio-Canada

Alors que le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé bonifier le financement pour renforcer l’accès à l’avortement au pays, certains doutent que la mesure ait de réels impacts dans la région.

C'est dans un immeuble à l'apparence résidentielle que l'on pratique la moitié des avortements en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Chaque année, près de 400 femmes font appel au Centre de santé des femmes de la Mauricie, à Trois-Rivières. En plus d'offrir des soins, l'organisme agit comme un chien de garde de l'accès à l'avortement.

Selon la directrice du Centre de santé des femmes de la Mauricie, Pascale Dupuis, la région offre cinq points de service pour l’avortement, ce qui la positionne plutôt bien par rapport à d’autres endroits dans la province et même au Canada.

Parmi les cinq, son organisme communautaire autonome en fait partie, tout comme le réseau public. Selon elle, le système répond à la demande, car les patientes sont prises en charge à l’intérieur d’un délai moyen de 14 jours.

On a un bon accès, mais selon où on est, ça peut nécessiter plus de démarches, précise Pascale Dupuis.

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Le Centre de santé des femmes de la Mauricie, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

C'est notamment pour les résidentes de municipalités éloignées que le gouvernement Trudeau a bonifié son financement, mercredi. Or, l'impact de cette mesure, en Mauricie Centre-du-Québec, sera minime, estime Pascale Dupuis.

Le Centre de santé des femmes possède déjà un fonds de dépannage pour la prise en charge des frais de déplacement et d'hébergement de certaines patientes.

Pour Isabelle Bombardier, ce soutien a d’ailleurs fait toute la différence.

Dans le côté bouleversant de la chose, dans la difficulté qu'on vit, j'ai été accompagnée de façon respectueuse avec beaucoup d'amour, beaucoup d'empathie et pas de questionnements, raconte-t-elle.

Il faut prendre parole, dit-elle, alors que la Cour Suprême des États-Unis pourrait invalider l'arrêt Roe contre Wade. Le sujet qui s'invite dans la course à la direction conservatrice l’inquiète profondément.

« Aux deux, trois ans, il y a un petit débat. Est-ce que les conservateurs sont pour, sont contre? Les libéraux? Qu'est-ce qui va se passer? Donc oui, la crainte est toujours là. Ça fait toujours peur de penser qu'on pourrait retourner à une époque où c'était illégal. »

— Une citation de  Isabelle Bombardier

Le gouvernement Trudeau n'a pas resserré le cadre légal, mais Isabelle Bombardier se dit rassurée par la volonté politique. J'étais contente de voir qu'il y aurait une annonce pour l'avortement encore plus disponible pour les femmes au Canada. J'espère qu'on va continuer dans cette lignée, soutient Isabelle Bombardier.

Avec les informations de Jacob Côté

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