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Homarus fait l’acquisition d’un drone sous-marin pour évaluer l’état du hareng

Un drone sous-marin à la surface de l'eau.

Le drone sous-marin du projet Homarus se prépare à plonger.

Photo : Radio-Canada / Yves Levesque

Radio-Canada

Homarus, l’organisation de recherche et de développement créée par l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), s'est procuré un tout nouveau gadget: un drone... mais pas l'un de ceux qui volent.

L’appareil ressemble à un petit sous-marin téléguidé. Déjà, en deux plongées, l’UPM a pu amasser de précieuses données, juste à temps pour capter un phénomène hors du commun: la fraie de hareng sous le quai.

Elle en a fait l’acquisition la semaine dernière.

À l'époque de nos grands-pères, on voyait du hareng du contingent de printemps se retrouver en grand nombre le long des côtes, à l'intérieur des quais et à l'intérieur des estuaires, a expliqué le directeur général de l’UPM, Martin Mallet.

Cette nouvelle technologie, d'une valeur de 100 000 $, servira à approfondir les recherches sur les espèces marines environnantes, souhaite-t-il.

Des données additionnelles et de l’information pertinente pour cette organisation, à commencer par le hareng, une espèce en déclin et touchée par un moratoire imposé en mars par Pêches et Océans Canada.

Le directeur du projet Homarus, Pierre Dupuis, croit que les données visuelles prises par le drone sous-marin détermineront les changements dans le stock de hareng.

Des harengs.

Le hareng est une espèce de poisson clé dans l'écosystème marin, selon Pêches et Océans Canada.

Photo : Associated Press / Robert F. Bukaty

Tout de suite, les pêcheurs voient des choses et les scientifiques ne les voient pas dans leurs données. On est ici avec le drone pour obtenir du visuel. Une fois fait, on peut démontrer s’il y a eu du changement. Ensuite, on peut instaurer un protocole pour voir et comptabiliser le stock de hareng , explique-t-il.

Des pêcheurs contents

Cet appareil plaît aux pêcheurs, dont Sullivan Cullen, de Petit-Cap, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Je suis content parce que ce qu'on dit, on peut le prouver. On a la preuve qu’il y avait du poisson ici, déclare-t-il.

Le drone sous-marin a pu apercevoir de grandes quantités d'œufs de hareng au quai de Petit-Cap, mais il faudra davantage de recherches pour bien évaluer l’état des stocks.

C'est toujours encourageant, mais c'est aussi possible que c'est seulement ici que c'est arrivé. C’est possible aussi que c'est un changement dans l'état du hareng, mentionne Pierre Dupuis.

Homarus continuera de travailler sur ce projet en collaboration avec Pêches et Océans Canada.

D’après les informations de la journaliste Mina Collin

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