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L’anaplasmose est de plus en plus fréquente en Estrie

Photo d'une tique non datée des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

La Dre Katherine Rouleau offre des conseils pour savoir comment se protéger des tiques et éviter d'attraper la maladie de Lyme.

Photo : The Associated Press / James Gathany

Radio-Canada

Vingt-cinq cas d’anaplasmose ont été déclarés l’été dernier en Estrie. Il s’agit du nombre le plus élevé de cas répertoriés dans un même endroit au Canada. Cette maladie transmise par les tiques pourrait être de plus en plus courante au Québec.

Les Estriens doivent composer depuis plusieurs années avec la maladie de Lyme. Mais voilà qu’il faudra aussi se méfier d’une autre maladie transmise par les tiques à pattes noires : l’anaplasmose.

On se doutait que cette maladie-là, l’anaplasmose, allait arriver, car depuis plusieurs années, dans les programmes de surveillance sur les tiques, on détectait occasionnellement la bactérie responsable de cette maladie sur les tiques. On avait eu quelques cas de façon épisodique humains, mais c’est vraiment l’été dernier qu’on a vécu notre première éclosion, qui est la plus grande observée au Canada jusqu’ici, explique le Dr Alex Carignan, médecin microbiologiste infectiologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS et professeur à l’Université de Sherbrooke.

Une étude menée par plusieurs organisations, y compris l’Université de Sherbrooke, a répertorié 25 cas de citoyens contaminés par cette maladie en Estrie.

La majorité des cas ont été détectés à Bromont. Le nombre de personnes infectées par la maladie devrait continuer à grimper au cours des prochaines années.

« On a déjà vu une expansion du territoire où on peut être infecté par la maladie de Lyme au cours des dernières années et on pourrait s’attendre à un phénomène similaire avec l’anaplasmose. »

— Une citation de  Le Dr Alex Carignan, médecin microbiologiste infectiologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS et professeur à l’Université de Sherbrooke

Les symptômes de l'anaplasmose s’apparentent à ceux de la grippe. Le problème consiste ainsi à diagnostiquer la maladie à temps, car elle comporte des risques de complications lorsque la personne infectée ne reçoit aucun traitement. Avec le médicament approprié, les symptômes peuvent disparaître en 48 heures.

On voulait surtout sensibiliser les médecins à la présence de cette maladie-là au Québec pour qu’ils puissent la diagnostiquer plus facilement et la traiter plus rapidement, soutient le Dr Carignan.

Des tiques bien présentes à Bromont

Pour Sonia Galipeau, une résidente de Bromont, l’anaplasmose n’est qu’une raison de plus de faire preuve de prudence avec les tiques. Elle garde de bien mauvais souvenirs de son expérience avec la maladie de Lyme, qu’elle a contractée en 2018 en travaillant sur son terrain.

Sonia Galipeau et son chien dans un sentier.

Sonia Galipeau a contracté la maladie de Lyme en 2018.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Quatre fois à l’urgence. On ne trouvait pas ce que j’avais, mon foie a été attaqué, mes reins, j’avais du sang dans les urines. Ça a pris un an avant que je me rétablisse à 100 %. J’avais perdu beaucoup de poids, se remémore-t-elle.

Elle continue de trouver de nombreuses tiques sur son chien.

Tous les jours, je rentre mon chien, et il y en a sur lui, souligne-t-elle.

À Bromont, plusieurs personnes, y compris des gestionnaires de sentiers, se mobilisent d'ailleurs depuis plusieurs années pour sensibiliser la population aux bonnes pratiques à adopter dans la nature.

Au moins, des pantalons longs avec des chaussettes longues en dessous, ce serait l’idéal. On parle toujours d’essayer d’avoir des pantalons clairs, comme ça on peut facilement les déceler si elles viennent à monter sur les pantalons, souligne le directeur général des Amis des sentiers de Bromont Alain Planchamp.

Les gens font vraiment attention. Il y a encore des cas, mais les gens, pour eux, c’est vraiment un problème, ajoute-t-il.

Une routine d’inspection après chaque sortie en plein air reste un geste simple qui peut permettre de détecter les tiques.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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