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Sécheresse récurrente et prix élevés du pétrole compliquent l’alimentation du bétail

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Les prix des céréales montent en flèche en raison de la sécheresse et des prix élevés du pétrole.

Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault

Radio-Canada

Les prix des céréales montent en flèche en raison de la sécheresse des dernières années et des prix élevés du pétrole, une réalité qui empêche les éleveurs de la Saskatchewan de nourrir convenablement leur bétail. 

Les parcs d’engraissement sont aux prises avec les mêmes pénuries et hausses de prix que les petits éleveurs, selon le président de ProMarket Communications, Errol Anderson.

Ce dernier vend des produits et fournit des renseignements sur le marché aux fermes et aux parcs d’engraissement des Prairies. 

Selon M. Anderson, une pénurie d’orge liée à la sécheresse de l’an dernier a forcé les parcs d’engraissement à transporter le maïs américain par train pour l’utiliser comme aliment. 

Les prix de l’orge, un aliment commun du bétail, sont d’environ 10 $ le boisseau, soit le double de ce qu’ils étaient il y a deux ans. 

Ils n’avaient vraiment pas le choix parce qu’ils ne pouvaient pas compter sur le producteur d’orge pour fournir suffisamment de fourrage. Ensuite, le prix du maïs, qui est habituellement un aliment moins cher, a aussi augmenté de 50 %, passant à 11,50 $ le boisseau pendant l’hiver, explique Errol Anderson. 

Il attribue le prix élevé du maïs à son utilisation comme carburant, de l’éthanol, et comme aliment aux États-Unis. 

Jeff Yorga, qui fait de l’élevage près de Flintoft, à 218 kilomètres au sud-ouest de Regina, subitles conséquences de cette pénurie.

Il a vendu une partie de son troupeau l’an dernier après avoir été incapable de nourrir tout le bétail pendant l’hiver. Des années de sécheresse avaient brûlé ses pâturages et laissaient très peu pour que ses animaux puissent paître.

Ce qu'il restait de son troupeau, environ 300 têtes, était transporté vers l’est pour se nourrir pendant l’hiver. 

Jeff Yorga, également vice-président de la Saskatchewan Stockgrowers Association, explique qu’il n’était pas le seul éleveur forcé de transporter le bétail pour l’hiver parce qu’il n’avait pas assez de fourrage et que cela coûtait cher.

Très peu de producteurs seront en mesure de le faire deux fois. Nous avons perdu une somme d'argent importante, précise-t-il. 

Maintenant que ses animaux sont de retour, le printemps tardif et frais a retardé la pousse des pâturages et forcé l'éleveur à chercher d’autres aliments.

Dans bien des cas, le bétail est déplacé des pâturages sans herbe vers un autre pâturage sans herbe. Tout ce que nous pouvons faire à ce stade, c'est de croiser les doigts pour la pluie et espérer un temps plus chaud, dit-il.

La coordonnatrice du Beef Cattle Research Council, Janice Bruynooghe, exploite un ranch de bovins près d'Outlook, à 90 kilomètres à l’ouest de Saskatoon. Elle pense que la pénurie d’aliments pour animaux est préoccupante.

« Les gens sont vraiment en difficulté. Les producteurs se tournent vers le ciel pour voir quand leurs pâturages seront prêts, parce qu’il ne reste absolument plus de nourriture dans de nombreuses régions de l’Ouest canadien. »

— Une citation de  Janice Bruynooghe

Le président de la Saskatchewan Cattlemen’s Association, Arnold Balicki, exploite environ 248 têtes de bétail dans sa ferme au nord de Shellbrooke, à 44 kilomètres à l’ouest de Prince Albert. Il constate que l’humidité dans sa localité est meilleure que dans d’autres régions de la Saskatchewan.

La nourriture est aussi plus facile à trouver là où il vit, mais il a presque épuisé ses réserves, qui auraient dû durer jusqu’à la mi-juin.

« Nous allons manquer d’ici la fin de la semaine. Nous savons tous que la récolte de veaux de cette année ne nous rapportera rien. »

— Une citation de  Arnold Balicki

Pour l'instant, son but est de garder son troupeau ensemble, même si cela a un coût.

Avec les informations de Colleen Silverthorn 

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