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Montréal lèvera l’état d’urgence local la semaine prochaine

Des masques sanitaires dans une boîte de récupération.

Les masques sanitaires seront de moins en moins nécessaires à compter de samedi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les Montréalais s'apprêtent à tourner la page d'un autre chapitre de la pandémie de COVID-19.

L'administration a fait savoir par voie de communiqué mercredi qu'elle ne reconduira pas l'état d'urgence local au-delà du 19 mai. Concrètement, les différentes opérations liées à l’application des mesures sanitaires décrétées par le gouvernement québécois pourront être réalisées en vertu des processus administratifs réguliers, écrit-elle.

La Ville invoque entre autres le taux de vaccination élevé et l’amélioration de la situation liée à la COVID-19 en général pour justifier le non-renouvellement de cette mesure phare de la lutte contre la pandémie, qui s'applique à l'ensemble de l'agglomération montréalaise depuis le 21 décembre 2021.

Elle imite en quelque sorte le gouvernement Legault, qui a présenté un projet de loi destiné à conserver jusqu'au 31 décembre certains pouvoirs malgré la fin imminente de l'état d'urgence sanitaire qui règne sur l'ensemble du territoire québécois. Ce texte législatif n'a pas encore été adopté par l'Assemblée nationale.

Il n'empêche : tous les indicateurs sont en baisse au Québec, se réjouit la santé publique, qui a confirmé la semaine dernière que le masque sanitaire ne sera plus obligatoire dans la majorité des espaces publics intérieurs à compter de samedi.

Selon Santé Montréal, 89 % des résidents de l'agglomération ont reçu au moins une dose de vaccin anti-COVID; 85 % des Montréalais sont adéquatement vaccinés.

Encadré par la Loi sur la sécurité civile, l'état d'urgence local accorde aux municipalités qui s'en prévalent des pouvoirs exceptionnels, par exemple contrôler l’accès aux voies de circulation ou au territoire ainsi que requérir l’aide de tout citoyen en mesure d’assister les effectifs déployés. Il permet aussi aux élus de se réunir de façon virtuelle.

Cette mesure vaut pour une période maximale de cinq jours, à l’expiration de laquelle elle doit être renouvelée, ce qui a été fait pour la 30e fois consécutive, mercredi matin, lors de la séance hebdomadaire du comité exécutif, et ce qui devra logiquement être refait pour une 31e et dernière fois d'ici le 19 mai.

L'état d'urgence local avait été décrété une première fois le 27 mars 2020, soit au tout début de la pandémie. Il avait été levé 17 mois plus tard, en août 2021, alors que le Québec s'apprêtait à subir une quatrième vague de COVID-19.

Dans son communiqué, la mairesse Valérie Plante laisse toutefois entrevoir qu'elle n'hésitera pas à recourir de nouveau à cette mesure d'exception si le besoin s'en fait sentir. Si des changements surviennent, nous serons prêts à prendre les meilleures décisions, écrit-elle.

L'opposition demande des comptes

Toujours en vertu de la Loi sur la sécurité civile, l'administration Plante aura maintenant six mois pour remettre un rapport d’événement qui dressera le bilan de l'état d'urgence local.

Le parti Ensemble Montréal, qui forme l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, réclame cependant une reddition de comptes publique dès le mois de juin devant le conseil municipal, qui a repris ses travaux en présence le mois dernier.

Ses membres souhaiteraient que la cheffe du Centre de sécurité civile de Montréal, Annick Maletto, et le chef du Service de sécurité incendie, Richard Liebmann, qui est aussi coordonnateur de la sécurité civile de l'agglomération, rendent compte des mesures prises au cours des six derniers mois.

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