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Une première campagne de sociofinancement pour la relance du centre-ville de Gatineau

Une pancarte indique que la terrasse d'un restaurant est ouverte.

Les terrasses du Vieux-Hull, à Gatineau (Archives).

Photo : CBC/Trevor Pritchard

Radio-Canada

La Ville de Gatineau lance sa toute première campagne de sociofinancement pour favoriser l’achat local. Financée par le ministère de l’Économie et de l’Innovation et pilotée par Vision centre-ville, cette campagne permettra d'injecter 300 000 $ dans les établissements participants, selon les responsables.

La Ville a reçu cinq millions $ du programme d'aide financière du ministère de l'Économie et de l'Innovation pour mettre en place la campagne servant à relancer le centre-ville de Gatineau.

Le plan d'action s'articule autour de deux axes soit la portion sociofinancement, gérée par Vision Centre-Ville et un programme de revitalisation consacré aux entreprises privées, aux organismes à but non lucratif et aux coopératives de solidarité.

Dans le cadre de la campagne, les résidents seront invités, notamment, à se procurer des bons échangeables en dollars chez des commerçants du centre-ville.

Une femme accorde une entrevue dehors.

La directrice générale de Vision centre-ville de Gatineau, Annie-Pier Caron Daviault

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

C’est vraiment pour que le citoyen de Gatineau manifeste son soutien aux commerçants, souligne Annie-Pier Caron Daviault, la directrice générale de Vision centre-ville. Il peut acheter des bons, jusqu’à 15 bons en ligne. Chaque bon, on le paie 30 $, mais on reçoit 40 $ à dépenser.

« C’est une bonification directe pour les clients. »

— Une citation de  Annie-Pier Caron Daviault, la directrice générale de Vision centre-ville

Le projet de relance du centre-ville s'échelonne sur deux ans, soit jusqu'au 31 juillet 2023 ou jusqu'à l'épuisement de l'enveloppe budgétaire.

D’une part, on souhaite accroître l'achalandage commercial, mais la lutte contre la vacance commerciale est tout aussi importante, selon Mme Caron Daviault. Cette dernière indique que les citoyens ont l’impression que les commerçants vont bien alors que ce n’est pas le cas pour tous. Je sais que des baux viennent à échéance et il y a beaucoup de commerçants qui se posent la question.

Mme Caron Daviault affirme qu’avec les nombreuses activités d’animation qui sont prévues au centre-ville cet été, les ventes devraient toutefois revenir à la normale. Les commerçants partout au centre-ville sont très enthousiastes, soutient-elle.

Viser la relance grâce aux bons

Cette première étape-là va nous permettre de recréer des habitudes de consommation aux gens, explique Alexandre Leblanc, tenancier du centre-ville. C’est définitivement de l’argent qui va être réinjecté dans les poches des entreprises.

Comme l’a mentionné M. Leblanc, il ne s’agit que d’une première étape et les différents partenaires travaillent sur d’autres projets pour densifier et redynamiser le centre-ville.

« Avec tous les efforts qui sont mis en place, je pense qu’on est dans la bonne direction et je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas. »

— Une citation de  Alexandre Leblanc, tenancier du centre-ville

Avec les chantiers qui ont été complétés sur la rue Laval et sur la rue Aubry, le centre-ville a changé. Une foule d’autres projets sont prévus, dont le réaménagement de la rue Eddy, l’amélioration des terrasses, Zibi, la mise sur pied des placotoirs et des espaces éphémères, énumère le conseiller du district de Hull-Wright, Steve Moran.

M. Moran, d'Action Gatineau, soutient toutefois qu’il reste du travail à faire. Il faut mettre la pédale et la ville est déjà là dans ses réflexions, ajoute-t-il avant de citer l’espace Guertin et le site de la Fonderie comme prochain secteur à développer.

Selon M. Moran, il faudrait également prévoir de nouvelles infrastructures dans le secteur. Ça nous prendrait des infrastructures sportives, communautaires, une grande bibliothèque, ajoute-t-il. Il y a vraiment un manque à ce niveau.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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