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Le Salon du livre de la Péninsule acadienne se cherche encore un directeur général

Photos de livres et de visiteurs au salon.

Le Salon du livre de la Péninsule acadienne, le 12 octobre 2019, à Shippagan.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Avec le passage de sept directeurs généraux en 12 ans et bientôt d'un huitième, le Salon du livre de la Péninsule acadienne peine à conserver une stabilité au poste le plus important de l’événement.

Marie Leclerc, nommée en février 2021, vient de quitter le navire littéraire qui en sera à sa 18e présentation, en octobre, à Shippagan.

À première vue, celui ou celle qui occupe cette position semble assis sur un siège éjectable. Le président du conseil d’administration du salon, Denis Mallet, convient que cette instabilité ne donne pas la meilleure image au public.

Cependant, il parle davantage d’un concours malheureux de circonstances – santé, congé, compétition des autres organisations qui courtisent le talent – pour expliquer ce va-et-vient.

Il n’y a pas de raisons spécifiques, avance-t-il. Ce sont plutôt plusieurs facteurs. Des fois, c’est une question de santé. C’est un emploi épuisant à la longue. Des fois, quand tu acceptes ce poste, tu deviens aussi une cible pour une entreprise qui cherche quelqu’un pour un emploi dans des événements similaires.

Un poste exigeant et stressant

Denis Mallet concède qu’il s’agit d’un poste exigeant beaucoup d’engagement personnel et il ne nie pas que la fonction est stressante. Il accepterait bien une recette miracle pour conserver cet employé essentiel un peu plus longtemps, dit-il avec humour.

Marie Leclerc, directrice générale du Salon du livre de la Péninsule acadienne.

Marie Leclerc, directrice générale du Salon du livre de la Péninsule acadienne, part après moins de deux ans en poste.

Photo : Gracieuseté de Marie Leclerc

Le Salon du livre de la Péninsule acadienne est bien structuré. La personne qui prendra la place de Marie n’arrivera pas dans de l’inconnu. La transition sera faite en collaboration avec le conseil d’administration. Notre nouveau DG n’a pas à recommencer à zéro. Environ 80 % du travail pour le prochain salon est accompli, explique le président du salon qui attire près de 15 000 visiteurs et une centaine d’auteurs.

Selon ses propos, les deux dernières années ont grugé énormément d’énergie au sein de l’organisation. La présentation de 2020 a été annulée en raison du confinement lié à la COVID-19. Ce qui devait être le salon à la fois virtuel et en présentiel de 2021 a tourné court à seulement deux semaines de l’événement.

Cela ne s’est pas fait sans problème. Il fallait respecter les engagements financiers avec les auteurs invités, indique M. Mallet.

Des visiteurs regardent une longue tablée de livres.

Le Salon du livre de Dieppe, au Centre des arts et de la culture, en 2020

Photo : Facebook/Salon du livre de Dieppe

Dieppe et Edmundston

Au Salon du livre d’Edmundston, qui vient de terminer son 37e rendez-vous annuel, Annie Lamoureux occupe le poste de directrice générale depuis 2017. Elle mentionne qu’elle y arrive grâce à un comité d’organisation efficace et à un conseil d’administration capable de s’occuper des dossiers.

« C’est effectivement assez demandant. Chez nous, on parle de sept à huit mois très intenses. Est-ce un poste qui peut faire peur? Peut-être. Il faut être passionné et aimer le livre. Une bonne équipe permet d’alléger la tâche. Mais comme on l'a vu depuis deux ans avec la pandémie, tout peut arriver. »

— Une citation de  Annie Lamoureux, directrice générale du Salon du livre d'Edmundston

Du côté de Dieppe, la DG Liette Paulin-LeBlanc mène la charge depuis 2020. Auparavant, Josée Lord avait occupé le siège pendant sept ans.

Mme Paulin-LeBlanc reconnaît que planifier un salon du livre constitue une importante charge de travail où s'entremêlent la gestion financière, les employés, la planification, les subventions, les communications et le marketing.

Une bonne organisation et une bonne gestion sont nécessaires. Il faut adorer le monde du livre aussi. Nous sommes des organisations sans but lucratif, c’est beaucoup de travail avant et après, il faut porter plusieurs chapeaux, travailler avec les écoles et les maisons d’édition acadiennes. C’est gratifiant, mais c’est difficile, souligne-t-elle à l’aube du 32e salon, en octobre, au Centre des arts et de la culture de Dieppe.

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