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Ottawa investit 3,5 millions $ pour améliorer l’accès à l’avortement

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« Le droit de choisir est protégé par la Charte canadienne des droits et libertés », a déclaré en point de presse le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, concernant le droit à l'avortement.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a annoncé mercredi un financement de plus de 3,5 millions de dollars pour des projets visant à améliorer l'accès à l'avortement en éliminant certains obstacles et à offrir à la population de l'information exacte sur la santé reproductive.

En 2022, dans notre pays, les droits reproductifs et sexuels sont des droits de la personne, a d’abord déclaré Jean-Yves Duclos en point de presse. Malgré tout, l'accès à l'avortement reste un défi pour trop de Canadiennes, a-t-il reconnu.

Encore aujourd’hui, il y a trop d’obstacles pour les femmes qui veulent avoir accès aux services d’avortement : manque d’argent pour le transport, une pénurie de services, un manque de renseignements, etc.

Des situations de discrimination déjà vécues au sein du système de santé créent aussi des obstacles à l'accès pour les membres de groupes minoritaires et marginalisés, comme les Autochtones, les personnes racisées, les membres des communautés LGBTQI2S+ et les jeunes, peut-on lire dans le communiqué de Santé Canada.

« C’est important d’avoir la liberté de choisir, mais c’est tout aussi important d’avoir la capacité de faire ce choix. »

— Une citation de  Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Santé

Pour remédier à ce problème, Ottawa offre un financement de 2 119 073 $ à Action Canada pour ses programmes Ligne d’accès et Pôle d’information sur la santé sexuelle. Ceux-ci fournissent des renseignements sur la santé sexuelle et reproductive et redirigent les femmes vers des professionnels compétents. Ce projet améliorera l'accès à de l'aide financière pour couvrir les frais de déplacement ainsi que d'hébergement et offrira du soutien logistique aux personnes qui désirent un avortement, est-il écrit.

Il offre aussi un financement de 1 469 150 $ et à la Fédération nationale de l'avortement du Canada (FNA). L’objectif : Fournir du soutien financier et logistique aux femmes qui désirent un avortement, pour former les professionnels de la santé [...] et pour veiller à ce que les établissements qui offrent ces soins conservent leur capacité [de les] offrir, toujours selon le communiqué.

Ce financement ne constitue pas un nouvel investissement. Ottawa annonce plutôt comment sera dépensé une partie d'un montant de 45 millions de dollars sur trois ans pour la santé sexuelle et reproductive annoncé dans son budget 2021-2022.

Le droit à l’avortement, suffisamment protégé au Canada?

Il a récemment été révélé que la Cour suprême des États-Unis pourrait, d’ici la fin du mois de juin, annuler son propre jugement Roe c. Wade, qui protège le droit à l’avortement au niveau fédéral depuis 1973.

Depuis, plusieurs semblent s’inquiéter qu’un scénario semblable soit possible au Canada, mais le ministre Jean-Yves Duclos s’est montré sans équivoque.

« Le cadre légal au Canada est très clair, la Cour suprême a été très claire : le droit de choisir est protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. »

— Une citation de  Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Santé

La Cour suprême a décidé clairement que les dispositions du Code criminel qui, dans le passé, interdisaient l’avortement étaient inconstitutionnelles et que c’est aux femmes, et aux femmes seulement, de décider ce qu’elles veulent faire de leur corps, a-t-il ajouté.

Lorsque questionné sur la possibilité d’enchâsser le droit à l’avortement dans une loi, il a reconnu que rien n’est écarté pour l’instant.

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