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Les familles de huit mineurs coincés sous terre au Burkina Faso gardent espoir

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Les familles gardent toujours espoir de retrouver les mineurs vivants.

Photo : Service d'information du gouvernement du Burkina Faso

Radio-Canada

Les efforts pour retrouver huit mineurs portés disparus il y a près d’un mois dans une mine britanno-colombienne au Burkina Faso progressent. Aucune communication n’a toutefois pu être établie avec eux, et les autorités ignorent s’ils ont survécu.

L’entreprise vancouvéroise Trevali Mining affirme que plus de 32 millions de litres d'eau ont été pompés de sa mine de zinc de Perkoa, à environ 120 km de Ouagadougou, la capitale.

Les huit mineurs ont été pris au piège à plus de 500 mètres sous terre le 16 avril, après des pluies importantes qui ont provoqué des inondations. Seize autres travailleurs ont réussi à s’échapper.

Les autorités du Burkina Faso affirment qu'il y a une chance que les hommes piégés aient pu atteindre une chambre de refuge contenant de la nourriture et des provisions.

Les familles, de leur côté, gardent toujours espoir. Sylvia Bakoala, leur porte-parole, mentionne l'aide reçue de la communauté dans une mise à jour du gouvernement du Burkina Faso publiée sur sa chaîne YouTube.

« Que Dieu nous protège. Qu'il fasse sortir nos maris, nos fils et nos enfants vivants. »

— Une citation de  Sylvia Bakoala, porte-parole des familles des mineurs portés disparus

De son côté, le gouvernement du Burkina Faso remercie la communauté internationale et les sociétés minières des environs pour leurs dons en temps et en matériel.

Cette mobilisation va au-delà de nos frontières, dit le ministre des Mines et des Carrières, Jean Alphonse Some. Cela nous permet de maintenir cet espoir.

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C'est photo est une photo générique de mine.

Photo : Shutterstock

L’entreprise vancouvéroise critiquée

Trevali Mining, dont le siège social est situé à Vancouver, fait face à de vives critiques pour sa réponse à la catastrophe et pour des questions liées à la sécurité sur le site.

Au début du mois, les membres de son équipe de direction se sont vu interdire de quitter le Burkina Faso pendant la durée de l’enquête, qui doit déterminer les causes de l’incident.

L’entreprise minière affirme qu'elle mène également une enquête et qu'elle se conformera aux demandes du gouvernement.

Nous comprenons les préoccupations du gouvernement, qui sont de s'assurer que le personnel concerné est présent et disponible pour rencontrer les enquêteurs, affirme le directeur des relations avec les investisseurs de Trevali Mining, Jason Mercier.

Il précise que les efforts de recherche continuent d'être dirigés par l’équipe locale la plus expérimentée, qui travaille au maximum de sa capacité 24 heures sur 24.

Nous travaillons en solidarité avec tous les ordres de gouvernement et aussi vite que possible en utilisant toutes les ressources disponibles dans le pays, ainsi qu'en important des machines et des équipements supplémentaires pour aider à retrouver nos collègues disparus, affirme le président et directeur général de Trevali Mining, Ricus Grimbeek, dans un communiqué.

Selon l'entreprise et le gouvernement du Burkina Faso, la machinerie lourde et l'équipement de pompage ont dû être importés d'autres pays d’Afrique comme le Ghana et l'Afrique du Sud.

Les autorités locales ont également transmis à l'Union européenne une liste des ressources dont elles ont besoin pour accélérer les opérations de recherche, selon le service d'information du gouvernement du Burkina Faso.

Affaires mondiales Canada est au courant de l'incident dans un site d'exploitation minière au Burkina Faso. Nous surveillons la situation de près et nous sommes en contact avec les autorités locales, indique le porte-parole James Emmanuel Wanki dans une déclaration envoyée par courriel.

Avec des informations de Georgie Smyth

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