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Un référendum sur l’agrandissement du Carrefour 40-55?

Un étang au milieu d'une forêt.

La Ville de Trois-Rivières devra détruire des milieux humides pour réaliser son projet d'expansion du parc industriel Carrefour 40-55.

Photo : Radio-Canada

Le directeur général d’Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDE), Mario De Tilly, lance l’idée de tenir un référendum sur le projet d’agrandissement du Carrefour 40-55. « Ce serait peut-être la solution ultime. Je vais me plier au vox populi, à la population entière, pas seulement à un groupuscule », a lancé M. De Tilly en entrevue à Toujours le matin.

Par groupuscule, le directeur d’IDE fait référence aux opposants au projet de développement du parc industriel Carrefour 40-55 qui ne souhaitent pas que Trois-Rivières aille de l'avant avec ce projet qui détruirait des milieux humides.

Mario De Tilly déplore ce qu’il qualifie de blocage systématique du projet. Tout le monde travaille de bonne foi. On va contourner les espaces sensibles. Mais si on veut proposer des choses, il faut qu’on nous écoute. Chaque fois, on fait face à un blocage systématique, d'où des termes que j’ai utilisés comme dictature d’une minorité, ajoute-t-il.

En tenant un référendum, M. De Tilly croit que ce serait une occasion d’entendre une plus grande partie de la population. Est-ce que les citoyens veulent qu’on poursuive notre développement, avec lequel on s’est sorti d’une situation dramatique au niveau économique? se questionne-t-il. J’aimerais qu’on ait une économie solide, qui soit soutenable et respectueuse de l'environnement, mais surtout qui réponde aux besoins de nos citoyens.

De la pression sur les élus

Toujours sur les ondes de Toujours le matin, le conseiller municipal du district de Châteaudun, Luc Tremblay, a dénoncé une forme de pression que subissent en ce moment les élus trifluviens pour voter en faveur du projet de développement du Carrefour 40-55.

On reçoit des lettres d’entreprises de la région qui appuient le projet. [...] Je ne sais pas s’ils nous prennent pour des niaiseux, mais c’est visiblement écrit par la même personne. Ce sont les mêmes dispositions de phrases, on n’a changé que quelques mots, dénonçait Luc Tremblay.

« C’est une commande politique. Ça ne peut venir que du cabinet du maire ou d’IDE »

— Une citation de  Luc Tremblay, conseiller municipal du district de Châteaudun

À ce sujet, Mario De Tilly a admis que son organisation avait fourni des modèles de lettres aux entreprises qui en faisaient la demande. Souvent, ces entreprises n’ont pas le temps de rédiger, donc ils ont signé ces lettres. En quoi est-ce différent que de signer une pétition? a commenté M. De Tilly.

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