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Malgré ses efforts, Vancouver échoue à réduire sa population de bernaches

Des dizaines de bernaches couchées sur la pelouse ou debout, pendant qu'on voit un stationnement en arrière-plan.

Des dizaines de bernaches au parc Creekside, près du musée Science World, en 2019.

Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

Radio-Canada

La Commission des parcs de Vancouver s’efforce, depuis 10 ans, de remplacer les œufs dans les nids des bernaches par des spécimens qui n’écloront pas, afin de limiter la multiplication de ces oies. Malgré tout, leur nombre continue de croître à Vancouver, ce qui cause des dommages dans les parcs de la ville.

Le personnel de la Commission des parcs a vérifié une centaine de nids jusqu'à présent cette année, et a remplacé entre 500 et 600 œufs par des oeufs manipulés pour en arrêter le développement.

Selon la coordonnatrice de la gestion environnementale de l’organisme, Dana McDonald, ce n’est cependant pas suffisant. Pour que cette pratique ait l'impact souhaité sur la population de bernaches, il faudrait remplacer les œufs de 30 à 50 % des nids de Vancouver. Elle ignore le nombre total de nids dans la ville, mais affirme que la centaine de nids que les agents ont pu couvrir est bien inférieure au nombre de nids dont ils devraient s'occuper.

Elle indique qu’il n’y a pas eu de comptage approprié des bernaches à Vancouver depuis 2016. À l’époque, la ville comptait environ 3000 oiseaux, mais la population a augmenté depuis, selon elle.

La Commission des parcs a déjà demandé l’aide du public pour repérer les nids.

Nous pouvons facilement accéder à la plupart des nids situés dans les espaces publics, mais il y a beaucoup de nids situés dans des propriétés privées, comme les toits, les balcons, et d'autres endroits difficiles d'accès, explique Dana McDonald.

En général, les bernaches du Canada migrent, mais comme elles trouvent suffisamment de nourriture et une température clémente à Vancouver, elles y restent toute l’année, ce qui crée plusieurs problèmes.

Les bernaches mangent les pelouses fraîchement ensemencées, peuvent causer des dommages dans les systèmes d'irrigation, et surtout, défèquent sur les plages, les sentiers et les terrains de sport.

Selon Dana McDonald, le volume des excréments finit par polluer l'eau à certains endroits.

Un plan d’action pour le printemps prochain

Une étude sur la population de bernaches à Vancouver est en cours. Elle doit déboucher sur un rapport et un plan d'action qui seront présentés à la Commission des parcs à la fin de cette année ou au début de 2023.

Dana McDonald s'attend à ce que le rapport donne lieu à de nouvelles mesures au printemps prochain.

« Il est possible qu'un abattage soit suggéré et que la décision d'aller de l'avant revienne aux commissaires. »

— Une citation de  Dana McDonald, coordonnatrice de la gestion environnementale de la Commission des parcs de Vancouver

La Commission des parcs souligne que la pratique de remplacement des œufs est soutenue par la Société de protection des animaux du Canada en Colombie-Britannique (BCSPCA), ainsi que par l'organisme de défense des animaux People for the Ethical Treatment of Animals (PETA).

Elle demande à toute personne qui connaît l’emplacement d'un nid à Vancouver d'appeler le 311, d'envoyer un courriel à geese@vancouver.ca ou de soumettre un signalement en ligne.

Avec des informations de Rafferty Baker

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