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Les verts veulent s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre en éducation francophone

Michelle Petersen, coordonnatrice d'intervention au CALACS.

Michelle Petersen, candidate du Parti vert de l'Ontario dans Orléans (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que la pénurie de main-d'œuvre touche tous les secteurs de l’économie ontarienne, le Parti vert veut aussi mettre l’accent sur la formation de travailleurs francophones, explique la candidate du Parti dans Orléans, Michelle Petersen.

C’est quelque chose qui sévit partout dans la province. Donc, il y a des mesures à prendre pour pallier ça. On le voit dans tous les secteurs. Moi, je suis dans le secteur des services sociaux, on le vit beaucoup. Mais c’est aussi vrai en santé, en éducation, en justice... Donc, une des choses qu’on veut vraiment faire, c’est d’offrir des incitations pour augmenter le nombre de francophones qui s’inscrivent à des programmes de formation dans l’enseignement. On sait que nos jeunes, nos enfants, ont besoin d’avoir accès à l’éducation en français [...] dès le préscolaire et jusqu’au postsecondaire, lance la candidate du Parti vert de l’Ontario dans Orléans, en entrevue à l’émission Les matins d’ici.

Pour y parvenir, son parti propose la mise en place d’incitatifs comme des bourses d’études, des stages garantis avec un placement assuré, notamment.

Ce sont des choses pour encourager les jeunes à poursuivre dans ces milieux par la suite, dit-elle.

Le chef de son parti, Mike Schreiner, a présenté mardi la plateforme électorale des verts pour le Nord de l’Ontario à North Bay, quelques heures avant le premier débat de la campagne.

Appuyer le par et pour les francophones

Dans Orléans, où Michelle Petersen, a grandi dès son plus jeune âge, la candidate veut aussi appuyer l'Hôpital Montfort et le projet de nouveau centre multidisciplinaire du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO).

Originaire de Thunder Bay, elle se souvient bien quand sa mère travaillait à l’Hôpital Montfort et de la manifestation SOS Montfort, sans doute sa première.

C’est sûr que comme représentante d’Orléans, je tiens [à l’Hôpital Montfort], mais j’ai aussi confiance en mon parti pour m'appuyer là-dedans. On croit beaucoup dans l’appui des francophones, que ce soit pour financer les médias francophones, la culture francophone... Tout ça fait partie du maintien de nos acquis, mais aussi de la préservation et de l’épanouissement de la francophonie en Ontario, qui connaît aussi tout un changement avec l’immigration en Ontario. Donc, on veut vraiment investir là-dedans pour faire épanouir la communauté francophone, avance-t-elle.

L'entrée de l'immeuble situé sur la rue Carrière.

Les locaux du MIFO (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Le financement des organismes à but non lucratif (OBNL) est aussi une des préoccupations du Parti vert, dit-elle.

Dans la communauté francophone, on reconnaît que les OBNL ont un rôle important à jouer dans les communautés francophones, particulièrement en régions rurales. Donc, on veut aussi s’assurer que ces organismes aient des ressources et de l’appui, dit celle qui occupe actuellement le poste de directrice des opérations à Action ontarienne contre la violence faite aux femmes.

Adepte du par et pour, elle insiste sur l’importance de laisser la communauté francophone répondre elle-même à ses besoins.

Moi, je viens du domaine du service social et j’ai beaucoup travaillé dans les milieux "par et pour". "Par et pour" les jeunes, "par et pour" les femmes… Et on veut reproduire ce modèle-là avec d’autres communautés, que ce soit avec les communautés autochtones, mais aussi les communautés francophones qui ont l’expertise, qui savent ce dont elles ont besoin dans leurs régions et [ce qu’elles] pourront mettre sur pied, de façon autonome et de façon novatrice, pour y répondre.

« Trop souvent les francophones sont négligés. On produit les services en anglais, puis on pense à ce qui pourrait être fait pour les francophones par la suite. On veut les impliquer, qu’ils soient partie prenante du processus et qu’ils puissent créer leurs services eux-mêmes. »

— Une citation de  Michelle Petersen, candidate du Parti vert de l’Ontario dans Orléans

Candidate aux élections fédérales de 2019 pour le Parti vert du Canada, Mme Petersen est, depuis 2020, à la tête de l’Association fédérale du Parti vert du Canada d’Orléans. Si son parti, tant à l'échelle provinciale que fédérale, fait des questions environnementales sa priorité, sa vision s’inscrit dans une démarche encore plus large, dit-elle.

Ce qui nous distingue, c’est comment on arrive à faire le lien entre le climat, les enjeux environnementaux et tous les autres aspects de la vie quotidienne. [...] On a une vision globale de ces enjeux-là. On veut créer des communautés qui sont à la fois vertes, qui s’épanouissent dans une infrastructure plus soutenable, mais qui tiennent aussi compte de la santé - physique et mentale - des coûts de la vie, pour améliorer la qualité de vie de tous les Ontariens et de toutes les Ontariennes.

Le rêve d'avoir cinq élus verts

Alors que le Parti vert ne comptait qu’un élu à Queen’s Park lors de la dernière législature, en la personne de son chef, Mike Schreiner, la candidate dans Orléans espère en obtenir davantage le 2 juin prochain.

C’est certain qu’on tient à ce que Mike [soit réélu], parce qu’il travaille vraiment fort. C’est un excellent modèle de ce que ça peut être d’avoir ne serait-ce qu’un élu vert à Queen’s Park. Notre objectif, c’est d’en avoir plus. [...] Cinq, ce serait mon rêve, lance-t-elle. J’espère qu’on peut aller progressivement pour en avoir de plus en plus. Parce que je trouve qu’on a une belle voix forte d’opposition pour vraiment encourager les autres partis à prendre le changement climatique au sérieux, et d’avancer beaucoup d’enjeux en matière de justice sociale, de soins en santé mentale de toute sorte d’enjeux qui bénéficient aux Ontariens et aux Ontariennes.

Dans Orléans, la candidate verte sera notamment opposée au député libéral sortant, Stephen Blais, à la progressiste-conservatrice Melissa Felián et au néo-démocrate Gabe Bourdon.

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