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Le projet de vivier à Grande-Entrée soumis à l’approbation populaire

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L'entreprise Les Pêcheries S.B.L. souhaite construire un bâtiment pour abriter des viviers de homards (archives).

Photo : Radio-Canada

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Le sort de la construction d'un vivier de homards à Grande-Entrée est entre les mains des citoyens qui pourraient mettre un frein au projet dans le cadre d'un processus d'approbation référendaire.

L'entreprise Les Pêcheries S.B.L. souhaite construire un bâtiment d'une longueur de 46 mètres par 18 mètres de largeur contenant deux bassins permettant de conserver des homards vivants. Aucune transformation des crustacés ne serait faite sur place.

Il s'agit d'un projet d'environ 2 millions de dollars permettant la création d'une vingtaine d'emplois saisonniers.

L'endroit visé pour la construction se trouve toutefois dans une zone résidentielle située sur le chemin des Fumoirs, ce qui suscite l’inquiétude de certains citoyens du secteur. Une pétition de 25 signatures a d'ailleurs été déposée lors d'une consultation publique tenue le 12 avril.

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La Municipalité demande au promoteur de changer l'orientation du bâtiment afin qu'il soit perpendiculaire à la berge, et non parallèle, afin d'atténuer l'obstruction visuelle pour le voisinage.

Photo : Page Facebook des Pêcheries S.B.L.

Malgré tout, la Municipalité a déposé mardi soir un deuxième projet de résolution en vue de la construction du bâtiment, sous réserve du respect de certaines recommandations émises par le Comité consultatif d'urbanisme et d'environnement :

  • changer l'orientation du bâtiment (rotation de 90 degrés par rapport à la proposition initiale),
  • pose de déclin de bois comme parement des murs extérieurs,
  • permettre l'entreposage extérieur, seulement à l'arrière du bâtiment,
  • interdire le stationnement de remorques réfrigérées,
  • limiter les heures d'opération en journée seulement,
  • éliminer la zone tampon de 18 mètres avec les limites du lot (autoriser les marges habituelles pour ce type d'usage).

D'ici le 27 mai, les personnes résidant dans le secteur visé par la construction du vivier pourront demander la tenue d'un registre, dans le but de faire valoir leur opposition au projet. Douze demandes sont requises pour qu'une telle démarche soit enclenchée.

Advenant la tenue d'un registre, un nombre suffisant de signatures auprès des citoyens concernés pourrait donner lieu à l'organisation d'un référendum, à moins que la Municipalité décide d'abandonner le projet dans sa forme actuelle.

Le projet de construction du vivier est analysé en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble.

Le Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble permet la réalisation d’un projet, à certaines conditions, bien que celui-ci déroge à la réglementation municipale d’urbanisme. Il permet un zonage par projet, car le nouveau zonage est rattaché au projet lui-même et non au territoire où il prend forme.

Source : Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation

L'entreprise Les Pêcheries S.B.L. estime que le projet de construction d’un vivier est indispensable , car la mise à l’eau des paniers à homards au quai ne sera plus autorisée en 2023 en vertu d’un changement de réglementation.

Nous sommes le seul détenteur d’un permis d’acquéreur [de homards] aux Îles-de-la-Madeleine qui ne possède pas encore de vivier et 80 % de nos pêcheurs sont à Grande-Entrée, peut-on lire dans une note de présentation du projet diffusée en avril par Les Pêcheries S.B.L.

Pas de terrain disponible dans la zone portuaire

Le promoteur du projet avait d'abord souhaité s'implanter sur le site de La Pointe, soit la zone portuaire et industrielle de Grande-Entrée, mais aucun terrain suffisamment grand pour accueillir l’imposant bâtiment n'était disponible, selon le maire des Îles-de-la-Madeleine.

Aussi, il faut que le bâtiment soit à proximité d’une source d’eau de mer non contaminée et qu’elle soit puisée à une certaine profondeur, explique Jonathan Lapierre. L’endroit qui nous apparaissait le plus propice à ce genre d’usage là était le chemin des Fumoirs qui accueillait auparavant des fumoirs. La zone en bordure de la falaise, éloignée de la route, nous apparaissait appropriée, dans ce contexte qu’il n’y avait pas d’autre site possible.

« Est-ce que c’est la zone idéale? Non. Est-ce que c’est une zone de compromis? Oui. La suite appartient aux citoyens du secteur qui devront approuver ou non le projet. »

— Une citation de  Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine
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Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Des citoyens du secteur préoccupés par l'endroit choisi pour le projet de construction du vivier se sont présentés mardi à la séance du conseil municipal, mais n'ont pas souhaité prendre la parole publiquement lors de la période de questions ni auprès des journalistes.

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