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Ottawa prépare trois vols nolisés pour les réfugiés ukrainiens

Les vols organisés par le Canada partiront de la Pologne à destination de Winnipeg, Montréal et Halifax.

Une foule dans un aéroport accueille des réfugiés ukrainiens. Ils ont des drapeaux canadiens et ukrainiens dans les mains.

Le gouvernement canadien se prépare à organiser des vols pour les réfugiés ukrainiens.

Photo : Radio-Canada / PATRICK BUTLER

Face à une pression grandissante pour évacuer des réfugiés ukrainiens, Ottawa organisera bientôt trois vols nolisés à destination de Winnipeg, Montréal et Halifax.

Presque trois mois se seront écoulés entre le début de la guerre en Ukraine et le premier transport de réfugiés organisé par le gouvernement fédéral.

Les trois avions nolisés par le Canada décolleront de Varsovie, en Pologne, et se dirigeront vers Winnipeg (23 mai), Montréal (29 mai) et Halifax (2 juin), selon les informations obtenues par Radio-Canada. Environ 900 Ukrainiens devraient en bénéficier, à raison de 300 personnes par vol, selon les estimations d’un responsable gouvernemental.

Le gouvernement fédéral doit en faire l’annonce mercredi matin.

Ottawa s’est entendu avec un transporteur privé pour mener l’opération et s’acquittera de la facture. Les places seront distribuées gratuitement selon un système premier arrivé, premier servi.

Seuls les Ukrainiens qui ont obtenu un visa par l’entremise de la nouvelle Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine (AVUCU) pourront tenter de réserver une place. Les personnes admissibles recevront un courriel dans les prochains jours contenant des renseignements sur la façon de s’inscrire.

Une fois au Canada, un logement sera offert gratuitement aux Ukrainiens qui n’ont pas d’endroit adéquat où rester pour une période maximale de 14 jours.

À Ottawa, l’opposition réclame l’organisation de vols d’évacuation depuis des semaines et accuse le gouvernement Trudeau de se traîner les pieds. La semaine dernière, le député bloquiste Alexis Brunelle-Duceppe avait reproché au ministre des Transports (Nouvelle fenêtre) d’avoir l’air d’une personne désemparée face à la situation. Le ministre Omar Alghabra avait reconnu être face à des défis logistiques.

Il a souligné que plusieurs Ukrainiens ne sont plus à l'endroit où ils se trouvaient lorsqu'ils ont demandé leur visa canadien, ce qui rend plus difficile l'organisation du transport aérien.

Des dizaines de personnes, surtout des femmes et des enfants, marchent sur un quai.

Des réfugiés ukrainiens à la gare de Przemysl, en Pologne

Photo : Getty Images / Jeff J Mitchell

Pour l’instant, il est difficile de savoir si ces vols seront accessibles pour les Ukrainiens qui se trouvent dans d’autres pays européens que la Pologne et si Ottawa facilitera, le cas échéant, leur transport vers Varsovie pour monter à bord des avions nolisés par le Canada.

La province de Terre-Neuve-et-Labrador a devancé le gouvernement fédéral en organisant son propre vol d’évacuation en provenance de la Pologne. Cent soixante-six réfugiés ukrainiens ont atterri à Saint-Jean lundi soir.

Du 17 mars au 4 mai, le Canada a approuvé les demandes de 91 500 Ukrainiens et de leurs proches en vertu de l’AVUCU. Au total, 204 000 demandes ont été soumises au gouvernement canadien au cours de la même période.

Selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, près de 6 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays depuis le début de l’invasion russe. La Pologne a accueilli la plus grande part, soit 3,2 millions de personnes.

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