•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De la radio à la scène, le saut dans le vide de Jean-Sébastien Girard

Portrait de l'animateur et humoriste souriant, sur un fond vert.

Après une période de rodage à l’automne, Jean-Sébastien Girard présentera officiellement son premier spectacle solo, «Un garçon pas comme les autres», en mars 2023.

Photo : Page Facebook de JS Girard / Félix Renaud

Radio-Canada

À peine remis de la fin de La soirée est (encore) jeune, Jean-Sébastien Girard s’embarque déjà dans une autre aventure : son premier spectacle solo, Un garçon pas comme les autres. À quelques mois de ses premières dates de rodage, il nous parle de son excitation et de ses angoisses par rapport à cette transition, qu’il qualifie d’« immense défi ».

Jean-Sébastien Girard avoue qu’il n’avait peut-être pas mesuré l’ampleur du choc émotif que provoquerait chez lui et ses comparses la fin de La soirée, qui s’est conclue dimanche soir après 10 ans sur les ondes d’ICI Première. Il a même vu Olivier Niquet pleurer, une première selon lui.

Je suis très affecté. J’avais sous-estimé la charge émotive qui viendrait avec ça, j’avais sous-estimé le deuil, explique-t-il. Il s’est passé quelque chose dans nos corps et dans nos têtes qu’on n’avait pas vu venir. L’analogie qui me vient, c’est vraiment la peine d’amour.

Comme Olivier Niquet et Jean-Philippe Wauthier, il a déjà plusieurs projets pour l’avenir, mais il avoue avoir du mal à penser à la suite des choses pour le moment. Il est toutefois conscient qu’il devra vite se remettre sur pied, car la période de rodage de son premier spectacle débute à la fin de l’été.

Juste pour rire est venu ajouter une couche à cette pression en annonçant lundi les premières officielles d’Un garçon pas comme les autres, prévues les 14 et 15 mars prochains à l’Olympia de Montréal et le 27 mars à la salle Albert-Rousseau de Québec.

Sans filet pour la première fois

D’entrée de jeu, l’homme de radio à la personnalité pétillante affirme qu’il n’aurait probablement jamais osé se lancer en humour de son propre gré. Son premier spectacle est d’ailleurs une idée qui lui a été proposée par Juste pour rire. 

Au début, j’ai dit non. Parce que oui, ça fait 10 ans que j’écris des blagues, et je pense que je sais comment le faire, mais je suis très conscient que le langage est différent [sur scène], indique-t-il. À la radio, dans un contexte particulier avec deux amis, si j’ai une blague qui n’est pas bonne, elle peut le devenir avec la réaction, l’indignation, ou quand je me fais huer. Là, je sais que je ne pourrai me fier qu’à moi, que personne ne va me ramasser quand ça va tomber.

L’humoriste de 46 ans affirme qu’il aurait pu s’asseoir sur ses lauriers et continuer à faire de la radio plutôt que de risquer de se casser la gueule dans un milieu qu’il ne connaît pas vraiment. Je ne suis pas Louis-José Houde, je n’ai pas ce talent-là. Je n’ai pas fait de bars ou d’open mics [scène ouverte au public], de premières parties, je n’ai pas fait l’École [nationale de l’humour], résume-t-il.

Célébrer la différence : le pain et le beurre de Jean-Sébastien Girard

Cette réticence, Juste pour rire l’avait anticipée, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Jean-Sébastien Girard a finalement accepté de faire le saut. Juste pour rire m’a dit : "On ne veut pas que tu sois cet humoriste-là, on veut le Jean-Sébastien de La soirée", explique-t-il. C’est-à-dire de m’amuser avec l’aspect variété, un peu kitsch, avec mon amour des vieilles affaires. Ça ne sera pas un monologue devant un micro pendant 1 h 30, c’est sûr.

Si le titre de son spectacle est un clin d’œil à la chanson Un garçon pas comme les autres (Ziggy), écrite par Luc Plamondon et Michel Berger pour Starmania en 1978, il se veut surtout une célébration de la différence au sens large, une richesse qu’il a appris à apprécier au fil du temps.

Ça fait référence aux différences en général. Je me suis rendu compte que ce qui a le plus fonctionné à La soirée, c’est quand je racontais mon enfance, mon adolescence, mes goûts bizarres, mes permanentes, mes goûts musicaux, résume-t-il.

Je raconte dans le spectacle que quand j’étais petit, je priais pour être normal, pour être comme tout le monde. Mais une chance que Dieu n’existe pas ou qu’il ne m’a pas écouté, parce que cette différence-là, c’est mon pain et mon beurre aujourd’hui.

Ce texte a été écrit à partir d’une entrevue réalisée par Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté ou de concision.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !