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Les syndiqués de l’entrepôt Sobeys de Terrebonne mettent fin à la grève

Logo vert de Sobeys à l'extérieur d'une épicerie

Les 190 syndiqués de l'entrepôt ont entériné une nouvelle convention collective de trois ans.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

La grève est terminée à l'entrepôt alimentaire Sobeys de Terrebonne.

Les 190 syndiqués de l'entrepôt, membres des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), ont accepté la dernière offre de l'employeur et entériné une nouvelle convention collective de trois ans.

Cela met donc un terme à un arrêt de travail d'un peu plus de trois mois, la grève ayant été déclenchée le 7 février dernier.

Dans un communiqué publié mardi, Empire, la société mère de Sobeys, se dit heureuse de pouvoir accueillir à nouveau ses employés au centre de distribution et se réjouit de pouvoir y reprendre ses activités afin de servir son réseau de magasins au Québec.

Empire estime que les répercussions additionnelles de la grève sur le bénéfice par action sont estimées à 0,05 $, ce qui aura une incidence sur les résultats du quatrième trimestre de l'exercice 2022. Il s'agit principalement de coûts liés au transport.

Le conflit n'a pas été de tout repos. Le 20 avril, le Tribunal administratif du travail avait ordonné à Sobeys de cesser d'avoir recours à des briseurs de grève, une pratique interdite par la loi au Québec.

Onze personnes étaient visées par l'ordonnance rendue par le tribunal.

Le tribunal était intervenu à la suite d'une plainte au ministère du Travail portée par les TUAC, affiliés à la FTQ.

Déséquilibre dans le rapport de force

Le ministère avait envoyé un premier enquêteur le 16 février, puis deux autres le 10 mars. Ils avaient conclu à la présence de plusieurs briseurs de grève.

Le juge administratif au dossier, Benoit Roy-Déry, avait fait valoir que cet usage de travailleurs de remplacement crée un déséquilibre dans le rapport de force entre les parties et que le déséquilibre ainsi causé risque de retarder la conclusion d'une convention collective.

Depuis 1977, le Code du travail interdit l'usage de travailleurs de remplacement pendant une grève ou un lock-out ou d'utiliser les services d'un salarié pour remplir les fonctions d'une personne qui fait partie de l'unité de négociations en grève ou en lock-out.

Peu de temps auparavant, le 15 avril, les syndiqués avaient rejeté à 69 % une première entente de principe survenue entre les parties.

Menaces de fermeture

Un mois plus tôt, le 17 mars, La Presse canadienne avait pris connaissance d'une lettre envoyée par la direction de Sobeys à tous les propriétaires, directeurs et directeurs généraux, faisant état d'un plan de contingence. Dans cette lettre, l'employeur affirmait réévaluer l'ensemble de son réseau d'entrepôts au Québec.

Il y était notamment question de plusieurs options d'optimisation [...] afin d'assurer le meilleur niveau de service possible et d'éviter toute interruption de service dans le futur.

L'avocate et négociatrice des TUAC, Kim Bergeron, avait accueilli l'information sans surprise, affirmant que les menaces, on est habitués.

Les salaires et les avantages sociaux étaient au cœur du conflit.

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