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La pénurie de logements et l’itinérance frappent également Mont-Laurier

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Un sans-abri se repose à l'intérieur de la halte-chaleur de Mont-Laurier.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Les sans-abri sont plus nombreux à Mont-Laurier depuis quelques années. Des services d’hébergement se développent, mais l’accès aux psychiatres représente un défi.

La chaleur soutenue ces jours-ci est la bienvenue, particulièrement pour les sans-abri.

La halte-chaleur de Mont-Laurier demeurait néanmoins un lieu très fréquenté lors de notre passage à la fin d'avril.

Ça a été ajouté l’automne dernier pour accueillir des gens dans la rue qui veulent venir prendre un café, se réchauffer et attendre le refuge à 16 h, explique Gaétane Constantineau, coordonnatrice ressource itinérance à la Maison Lyse-Beauchamps à Mont-Laurier.

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Gaétane Constantineau, coordonnatrice ressource itinérance à la Maison Lyse-Beauchamps, à Mont-Laurier

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

L’itinérance existe ici depuis quelques années [...] Cela fait 17 ans que je suis dans la région et il y a 5, 6 ans je ne voyais pas ça, poursuit Mme Constantineau.

Selon elle, il n’y a pas de logements, donc les gens se ramassent dans la rue et ils arrivent ici.

Pénurie de logements

Lors de notre passage, Gilles faisait la navette entre sa tente sur le bord de la route 117 et l’hébergement d’urgence de la Maison Lyse-Beauchamps.

Je cherche un logement à Mont-Laurier [...], mais ils sont rares et ils sont chers, explique-t-il.

Il a cherché ailleurs au Québec.

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Gilles près de sa tente dressée sur le bord de la route 117.

Photo : Radio-Canada

À Montréal, j'ai trouvé une chambre, mais je n'ai pas trouvé de logement.

À La Sarre, c’est pire. Rouyn, Amos... j'ai essayé tout partout, mais c’est difficile. Quand il y en a, ils sont chers, ajoute Gilles.

Selon les données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation des logements à Mont-Laurier se situe sous la barre des 2 % depuis trois ans. Un taux qui approchait les 6 % en 2013.

Dans certaines régions du Québec, la pénurie de logement est encore pire qu'à Montréal et on manque de ressources pour aider les citoyens à se trouver un logis. C'est le cas à Mont-Laurier. Le reportage de Davide Gentile.

Le maire de Mont-Laurier, Daniel Bourdon, salue la présence de la Maison Lyse-Beauchamps dans sa municipalité. Un établissement qui gère divers services d’hébergement et d’accompagnement depuis les années 90.

On est chanceux d’avoir la Maison Lyse-Beauchamps pour s’occuper d’itinérance, ils sont 68 employés [...] ils sont devenus un incontournable pour la santé mentale dans notre région, affirme le maire.

Ce dernier espère qu’un projet de 34 logements sociaux, auquel la Ville a fourni un terrain, ainsi qu’un nouveau congé d'impôt foncier, pour la construction de blocs de trois logements et plus, vont contribuer à réduire la pénurie de logements.

Des soins en psychiatrie à Saint-Jérôme

Emilie Tessier coordonne les services en santé mentale pour la Maison Lyse-Beauchamps. Elle constate l’état de santé mentale de la clientèle itinérante de la région de Mont-Laurier.

Les cas sont de plus en plus en détresse, laissés à eux-mêmes [...] plus hypothéqués, affirme-t-elle.

Plusieurs auraient besoin d’un ajustement de leur médication par un professionnel de la santé. Des gens ont des dossiers de longue haleine, besoin d'ajustement de médicaments [...] leur santé s'étiole.

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Emilie Tessier, coordonnatrice ressource intermédiaire en santé mentale

Photo : Radio-Canada

Elle regrette l’absence de service en psychiatrie dans la MRC.

La moitié des clients en Ressource intermédiaire ont un psychiatre à Saint-Jérôme, constate-t-elle. À l'Hôpital de Mont-Laurier, il n’y a pas de psychiatre, pas d’aile de psychiatrie.

En entrevue à Radio-Canada, la présidente-directrice générale du CISSS des Laurentides, Rosemonde Landry, se disait consciente qu’il faudrait cinq spécialistes en psychiatrie à l'Hôpital de Mont-Laurier, mais comptait sur le retour d’une professionnelle sous peu.

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