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Manifestation d’infirmières à Victoria pour de meilleures conditions de travail

Des infirmières avec des pancartes.

Des centaines d’infirmières ont demandé que davantage de travailleurs de la santé soient recrutés.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

Radio-Canada

Des centaines d’infirmières britanno-colombiennes qui se disent épuisées ont manifesté mardi devant l’Assemblée législative à Victoria pour demander de meilleures conditions de travail et plus de respect du gouvernement.

Leurs revendications principales sont une augmentation du financement et du soutien pour former de nouvelles infirmières. La province estime qu’en 2031 il manquera environ 26 000 infirmières dans le système de santé provincial.

Aman Grewal, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers de la Colombie-Britannique (BCNU), explique que les infirmières font face à une charge de travail accrue à cause d’un manque de personnel et sont sujettes à un épuisement professionnel.

« Les infirmières veulent avoir le respect, le respect du gouvernement, le respect de l'employeur. Elles veulent la fin de la violence au travail. »

— Une citation de  Aman Grewal, présidente, BCNU
Deux infirmières qui travaillent dans une unité de soins intensifs.

L'intégration du privé dans le financement de la santé au Québec ne fait pas l'unanimité dans le milieu.

Photo : getty images/istockphoto

Selon Aman Grewal, 82 % des infirmières penseraient à quitter la profession. Elles sont épuisées, surmenées, elles méritent d'être respectées. Néanmoins, elle trouve que le métier d'infirmière est un métier noble et encourage celles et ceux qui seraient intéressés à l’exercer à se renseigner.

Le ministre de la Santé Adrian Dix a déclaré mardi que les deux urgences de santé publique actuelles : la pandémie et la crise des surdoses, ont eu un impact important sur la réalité quotidienne des infirmières.

Il défend l’action de son ministère en assurant que davantage d’infirmières vont être formées et que l’accréditation des infirmières formées à l’étranger devrait être facilitée. Nous avons deux fois plus d'infirmières praticiennes en exercice qu'en 2017, et c'est une véritable réussite du système.

« Aucun groupe de travailleurs de la santé, aucun dans toute la province, ne mérite plus notre gratitude que les infirmières. »

— Une citation de  Adrian Dix, ministre de la Santé de la C.-B.

Des patients dans les couloirs à l’hôpital

Si Adrian Dix se félicite d’une augmentation du nombre d’infirmières dans la province, la vice-présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers de la Colombie-Britannique (BCNU), Adriane Gear, fait part quant à elle de ses constatations sur le terrain.

Elle explique s'être rendue au Victoria General Hospital dimanche et dit être consternée par les conditions dont elle a été témoin, avec des patients et des équipements alignés dans le couloir. J'ai également visité la salle d'urgence où j'ai vu une salle d'urgence pleine, puis devant, je crois qu'il y avait 86 patients qui attendaient tous des soins.

Des infirmières marchent avec une bannière où il est écrit en anglais : respectez les infirmières, et des pancartes.

Les infirmières demandent du respect de la part du gouvernement et de leurs employeurs.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

Adriane Gear dit avoir constaté un manque d’infirmières, de médecins et d'espace pour soigner les personnes qui en avaient besoin. Nous sommes en crise [...] ce n'est pas un écart, c'est une crise , assène-t-elle. Nous n'avons pas assez d'infirmières dans la province pour prodiguer des soins aux citoyens de la Colombie-Britannique, c'est la vérité absolue.

« La situation est terrible dans les soins de longue durée [...] en santé communautaire et publique [et également] en soins aigus. »

— Une citation de  Adriane Gear, vice-présidente, BCNU

Adriane Gear explique que pour retenir les infirmières, il faut les traiter avec respect. Cela signifie qu'elles aient un lieu de travail sûr où elles ne sont pas blessées physiquement ou psychologiquement.

Avec les informations de Sarah Xenos

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