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Environ 30 % moins de places dans les camps de jour de la Ville de Gatineau cet été

Animateurs de camps de jour assis dans l'herbe lors d'une formation dans un parc.

La Ville de Gatineau est parvenue à combler seulement 70 % de ses postes d'animateurs dans les camps de jour pour cet été (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Ville de Gatineau peine à recruter des animateurs pour ses camps de jour estivaux. Le manque de main-d'œuvre est tel qu'elle se voit dans l'obligation de réduire son offre de service.

La Ville croyait pouvoir offrir 2548 places réparties dans 34 sites, mais finalement ce sont seulement 1836 enfants par semaine qui pourront être supervisés dans 27 camps. Il s'agit d'une réduction de l'offre d'environ 27 %.

J'ai mal au cœur, parce que s'il y a un service que j'aime et que je connais, c'est les camps de jour. J'ai moi-même été animatrice à l'ancienne Ville de Hull durant plusieurs années, souligne la mairesse de Gatineau, France Bélisle.

Moniteurs de camps de jour en formation dans un parc.

La pénurie de main-d'œuvre force la Ville de Gatineau à réduire son offre de service dans les camps de jour, cet été.

Photo : Radio-Canada

Le salaire horaire de 14,34 $ qui était offert aux animateurs l'an dernier a été augmenté dans le but de faire compétition avec le secteur privé. D'autres stratégies de recrutement ont été mises en œuvre, mais les candidatures sont demeurées trop peu nombreuses.

À la Ville de Gatineau, 219 postes d'animateurs et d'accompagnateurs ont été comblés pour l'été, alors qu'on en cherchait 300 pour subvenir aux besoins qui avaient été établis initialement. Résultat : 700 enfants de moins pourront participer aux camps de jour municipaux en 2022.

Je trouve ça vraiment plate, mais on est dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre pis ça touche aussi les adolescents qu'on vise à aller chercher. On voulait offrir ce service-là et on n'a ménagé aucun effort pour essayer d'aller chercher de nouvelles recrues, assure Mme Bélisle.

Situation similaire au privé

La situation est semblable du côté des camps de jour spécialisés et sportifs. Sportmax, qui gère six sites de camps à Gatineau, a reçu moins de candidatures qu'à l'habitude. L'entreprise embauche environ 200 employés annuellement et ce, uniquement dans la région.

On mise beaucoup sur la vie sociale associée à travailler dans les camps de jour et c'est pour ça qu'aujourd'hui on paie le prix de cette pandémie, qui a mis un frein à toutes les activités à l'extérieur des heures de camp, estime Olivier Houde, le directeur des camps Sportmax.

La directrice générale de la Sporthèque, Élaine Dupras, se console quant à elle en regardant le taux de rétention de ses animateurs.

La chance qu'on a, c'est que cette année, on a environ 75 % de nos moniteurs et monitrices qui étaient là l'année dernière et qui reviennent encore cette année, explique-t-elle.

Une ambulancière qui démontre une technique de premier soins à des adolescents.

Un camp de jour offert par des ambulanciers paramédicaux

Photo : Radio-Canada / Alexandra Angers

L'effet inverse à Ottawa

À Ottawa, la situation semble bien différente, alors que la Ville a reçu plus de candidatures que le nombre de postes à pourvoir.

À ce jour, la Ville a reçu 3670 candidatures pour un travail d’été. On ne s’attend pas à connaître une grande difficulté pour recruter suffisamment d’employés afin de réaliser la programmation, a déclaré par courriel Dan Chenier, le directeur général du Service des loisirs, de la culture et des installations de la Ville d'Ottawa.

Les inscriptions pour les camps d'été débutent cette semaine à Ottawa et la semaine prochaine à Gatineau.

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