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Des chercheurs tentent de prédire qui est plus à risque face à la COVID-19

Deux scientifiques travaillent dans un laboratoire.

La professeure en sciences fondamentales de l’UQAC Catherine Laprise travaille avec William Bourumeau, un étudiant à la maîtrise.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Une équipe de chercheurs de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) veut savoir si certaines personnes sont génétiquement plus sujettes à développer une forme sévère de la COVID-19.

Les avancées de la recherche ont été présentées devant des experts réunis à l’occasion du 89e congrès de l'Acfas.

L’objectif est d’identifier des biomarqueurs par simple gargarisme et de développer des outils prédictifs , a expliqué l’étudiant à la maîtrise à l’UQAC, William Bourumeau.

« Tout ça nous permet d'identifier la diversité et la sensibilité des individus face à un même virus et d'être mieux outillés pour cibler les groupes plus vulnérables et de réagir de façon plus efficace. »

— Une citation de  Catherine Laprise, professeure en sciences fondamentales à l'UQAC

Si les données sont concluantes, William Bourumeau pense que son projet pourrait permettre de voir venir les risques et prévoir des façons de mieux protéger les gens plus vulnérables.

Ses recherches sont basées sur 300 échantillons, dont les deux tiers proviennent de personnes déclarées positives à la COVID-19.

Jusqu’à maintenant, seulement une vingtaine d'échantillons ont été analysés.

Les études pilotes montrent qu’il est possible d’identifier le microbiome du tractus respiratoire via les gargarismes, mais il faut plus d’analyses pour discriminer les personnes qui pourraient être le plus susceptibles [de développer des complications liées à la COVID-19], rapporte le jeune chercheur.

Une scientifique pose dans son laboratoire.

Catherine Laprise est professeure en sciences fondamentales à l'Université du Québec à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Biobanque unique

Le travail des chercheurs de l'UQAC est facilité par l’accès à des données uniques au Québec grâce à la biobanque COVID-19.

Une partie des échantillons sont recueillis et conservés au Saguenay-Lac-Saint-Jean et c’est ce qui permet à la région de faire ses preuves dans le monde scientifique.

La particularité, ici, c’est vraiment le suivi des participants. À Montréal, il y a beaucoup de participants, mais ils ont de la difficulté à faire les suivis parce que les gens sont recrutés à l’hôpital et c’est plus difficile de les recontacter ensuite. Ici, on a fait le recrutement hors CIUSSS et les gens, comme dans tous nos projets de recherche, sont très généreux de leur temps, participent, reviennent et adhèrent à nos projets, ce qui fait qu’on a un suivi important , soutient la professeure en sciences fondamentales de l’UQAC, Catherine Laprise.

Les résultats de l’étude sur la prédisposition à des complications liées à la COVID-19 pourraient être entièrement disponibles d’ici un mois.

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