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L’essence ordinaire franchit la barre des 2 $ le litre dans l’Est-du-Québec

À Rimouski, le prix à la pompe s'affiche à 207,4 pour l'essence ordinaire.

Le prix de l'essence ordinaire a franchi la barre des deux dollars en début de semaine dans l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

L'Est-du-Québec n'a pas été épargné : le prix de l'essence ordinaire a franchi le cap des 2 $ le litre en début de semaine.

Un sommet historique, selon l'économiste et professeur auxiliaire au Département de science économique à l'Université d'Ottawa, Jean-Thomas Bernard.

Jean-Thomas Bernard, professeur au Département de sciences économiques à l'Université d'Ottawa.

Jean-Thomas Bernard, professeur au Département de sciences économiques à l'Université d'Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada

Cet économiste estime que la guerre en Ukraine, le bas taux de chômage et le prix élevé des matières premières sont en cause.

Il est toutefois impossible pour lui de dire quand le prix à la pompe va redescendre. On ne pouvait pas anticiper la guerre en Ukraine il y a un an. Alors qu'est-ce qui va se passer dans les prochains mois?, se questionne-t-il.

Le prix de l'essence ordinaire dans l'Est-du-Québec mardi

  • Baie-Comeau: 205,4 ¢
  • Sept-Îles: 205,4 ¢
  • Rimouski: 207,4 ¢
  • Rivière-du-Loup: 207,4 ¢
  • Matane: 207,4 ¢
  • Gaspé: 207,4 ¢
  • Îles-de-la-Madeleine: 210,9 ¢

Citoyens découragés

Des usagers de la route rencontrés à Baie-Comeau mardi après-midi disent avoir été découragés en voyant le nouveau prix à la pompe. Selon ceux à qui nous avons parlé, le coût de la vie commence à peser lourd pour le portefeuille des citoyens.

Anne Miller déplore les dernières augmentations du prix à la pompe.

Anne Miller trouve que le prix de l'essence ordinaire est trop cher.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

« Ça écœure, je te dirais!  »

— Une citation de  Anne Miller, automobiliste

Moi, je vous dirais que depuis les dernières augmentations, je trouve que c'est comme n'importe quoi, lance l'automobiliste, Anne Miller.

« Ça fait mal au cœur, ça affecte le système monétairement, toutes les dépenses, etc. »

— Une citation de  Normand Gervais, automobiliste
Sylvain Brulé dénonce l'augmentation du coût de l'essence.

Sylvain Brulé s'inquiète des répercussions que l'augmentation du coût de l'essence aura sur l'ensemble de la société.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Je trouve ça assez déplorable, confie pour sa part le citoyen Sylvain Brulé. Tu sais, ce n'est pas évident autant pour les camionneurs, les entreprises d'autobus, tous les gens qui ont en besoin au quotidien, les chauffeurs de taxi et tout ça.

Je pense que ça va augmenter encore plus les produits avec les frais de transport, renchérit une autre automobiliste, Isabelle Arseneault. On y pense avant d'aller trop loin en voiture, ajoute-t-elle.

Ces usagers de la route disent qu'ils continueront tout de même à utiliser leur voiture pour se déplacer. Contrairement aux grands centres urbains où l'on peut facilement troquer l'automobile pour les transports en commun ou le vélo, les options sur la Côte-Nord, comme partout dans l'Est-du-Québec, sont plus limitées pour se déplacer sur un aussi grand territoire.

Défi supplémentaire pour les pêcheurs et camionneurs

Le coût de l'essence donne du fil à retordre aux pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, qui se butent déjà à la présence de glace dans le golfe du Saint-Laurent.

Paul Nadeau, de l'Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord

Paul Nadeau, de l'Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord (archives).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle Plamondon

Ça a retardé certains de nos pêcheurs de près de 4 semaines, explique le directeur de l'Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, Paul Nadeau. Ensuite, on a le prix du carburant qui est en train de monter, ensuite on a des quotas qui sont très limités­, déplore le directeur.

Il s’inquiète pour l'avenir de l'industrie dans la région et espère obtenir de l’aide d’Ottawa.

Plan moyen de M. Roy en plein débat.

Le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Même son de cloche du côté des camionneurs. En compagnie de représentants de l'Association nationale des camionneurs artisans, le député de Bonaventure, Sylvain Roy, a demandé en point de presse mardi après-midi qu'ils aient de meilleures conditions.

On rajoute quoi maintenant? Le prix du carburant! Donc ces gens-là en arrachent et sont un maillon essentiel de l'économie du Québec, dénonce le député.

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