•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Autochtones de la Saskatchewan souhaitent un système national d’alerte autochtone

Un haut d'autobus avec la mention Amber Alert. (archives)

Pour qu'une disparition corresponde à une alerte Amber, il faut répondre à des critères précis. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

En Saskatchewan, des groupes de défense pour les Premières Nations demandent l'implantation d'un système national d’alertes pour Autochtones, notamment à la suite de la disparition, le 19 avril, de Frank Young, âgé 5 ans, près de la Nation crie Red Earth.

Il y a un manque de sensibilisation. Quand une personne autochtone disparaît, ce n'est pas pris au sérieux, a déclaré la troisième vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), Aly Bear.

Présentement, des messages sont publiés sur les pages Facebook des différentes communautés. Ce n’est pas la même chose que d’alerter tout le monde, fait-elle cependant remarquer.

La FSIN affirme que l’alerte Amber n’est pas appropriée pour tous les cas d'enfants portés disparus. Ce type d'alerte est diffusée sur les cellulaires, à la radio et à la télévision lorsqu’un enfant a disparu et qu’on craint pour sa sécurité.

Dans le cas de la disparition de Frank Young, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait déclaré qu’aucun indice ne laissait penser à un enlèvement.

Nous avons été tous très déçus. Nous nous sentons oubliés et nous nous sentons aussi ciblés, a déclaré à la Presse canadienne Stephanie Harpe, une membre de la Première Nation de Fort McKay située en Alberta.

Des études à travers le Canada indiquent un plus grand nombre de disparitions chez les Autochtones, particulièrement chez les femmes, que d’autres groupes au pays.

L’Association des chefs de police de la Saskatchewan est l’une des rares à collecter des statistiques sur les personnes disparues. Entre 1940 et 2020, 45 % des disparitions concernaient des Autochtones. Selon le recensement canadien de 2016, un peu plus de 16 % de la population canadienne s’identifie comme autochtone.

Nous ne voyons aucun changement [dans le traitement des cas de disparition] pour les populations autochtones. C’est déchirant, a affirmé Mme Harpe.

S’inspirer de l’État de Washington

En mars, l’État de Washington a voté une loi favorisant la création d’un système pour aider à localiser une personne autochtone portée disparue.

Lorsque l’alerte est déclenchée, des bulletins d’information sur des panneaux sur les autoroutes et des messages radio, en plus de communiqués pour les journaux locaux, sont diffusés.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, croit qu’une discussion à ce sujet doit avoir lieu.

Que ce soit une alerte destinée aux Autochtones ou de modifier les critères de l’alerte Amber, je crois que c’est une discussion qui doit se faire entre la ministre des Services correctionnels, des Services de police et de la Sécurité publique, Christine Tell, et potentiellement la GRC, a expliqué M. Moe la semaine dernière.

Chaque fois qu’il y a une occasion d'améliorer les procédures pour les disparitions d’enfants, cela mérite une discussion, a-t-il ajouté.

Quant à la GRC, elle est ouverte aux discussions.

Avec les informations de la Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !