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La MRC de la Vallée-de-la-Gatineau veut protéger les cerfs de Virginie

Un cerf dans une forêt.

Les élus demandent de restreindre la chasse aux cerfs de Virginie dès ce printemps (archives).

Photo : Radio-Canada / Pier Gagné

Radio-Canada

Les élus demandent au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs de restreindre la chasse aux cerfs de Virginie dès ce printemps sur leur territoire.

Moi, je suis chasseuse, mais dans l’équipe - chez les élus - il y en a qui sont quasiment venus au monde dans le bois. Et sur le terrain, ça fait quelques années qu’on voit qu’il n’y en a plus, de gros bucks avec un panache d’au moins trois pointes d’un côté. C’est de plus en plus difficile de les voir, d’en avoir. On veut juste protéger les bébés pour qu’ils deviennent adultes, explique la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, en entrevue à l’émission Les Matins d’ici.

Avec la MRC d'Antoine-Labelle, les élus ont expressément demandé un décret au gouvernement afin de restreindre la chasse aux cerfs de Virginie qui ont un panache d’au moins trois pointes d’un côté dès ce printemps, sur leur territoire.

L’objectif : permettre aux bébés chevreuils de grandir pour ensuite arriver à maturité et pouvoir se reproduire.

C’est vraiment une problématique. Les femelles accouchent normalement au printemps, là c’est plus l’été, car ce sont plutôt les petits géniteurs qui se reproduisent, alors que si les gros étaient là, ils prendraient leur place. Et après, les bébés ne passent pas l’hiver, explique-t-elle, précisant que pour se reproduire, les petits géniteurs doivent arriver à maturité, ce qui explique cette reproduction décalée.

Chantal Lamarche en entrevue à la télévision.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

La MRC de la Vallée-de-la-Gatineau a disposé des affiches sur son territoire Unis pour la faune, afin d’inciter les chasseurs à ne pas tuer les plus jeunes cerfs. Mais elle espère surtout obtenir l’appui du Ministère.

En 2017, le gouvernement québécois a annoncé un projet-pilote en Estrie visant à protéger davantage les jeunes cerfs mâles. Prévue pour cinq ans, l’initiative arrive à son terme et les résultats sont attendus prochainement, ce qui devrait permettre de nourrir la réflexion et de trouver des pistes de solutions.

Mais Mme Lamarche estime que le Ministère doit aussi tenir compte de l’expérience sur le terrain.

Le Ministère, ce sont des chiffres, des analyses, ils ne sont pas convaincus de ce qu’on dit, avance-t-elle. Mais on voit depuis quelques années sur le terrain qu’il n’y en a plus, c’est de plus en plus difficile de les voir.

Un impact économique

L’enjeu est d’importance dans la région, poursuit Mme Lamarche, car cela touche aussi l’économie locale.

Il y en a pour qui la chasse, c’est un sport. C’est le plaisir de chasser. [...] Là, on remarque que, au niveau économique, ils viennent moins dans la Vallée-de-la-Gatineau. Ils vont en Estrie parce qu’ils veulent une vraie chasse de qualité. Donc au niveau économique, on perd beaucoup de chasseurs.

La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau dit avoir une bonne entente avec le Ministère, mais aucune date ne lui a été communiquée quant à la remise du rapport sur le projet-pilote en Estrie, alors que la situation est urgente.

On veut protéger nos bébés, c’est comme la pêche. C’est sûr que ça ne fera pas l’affaire de tout le monde, mais c’est une volonté politique pour la protection du chevreuil.

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