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Des aînés peinent à joindre les deux bouts

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Avec le coût de la vie qui ne cesse d'augmenter, bien des aînés n'arrivent plus à joindre les deux bouts. (archives)

Photo : CBC News

Radio-Canada

Avec le coût de la vie qui ne cesse d'augmenter, bien des aînés n'arrivent plus à joindre les deux bouts, et doivent même retourner sur le marché du travail. C'est la réalité de Pauline Dumoulin, qui a accepté de partager son quotidien avec Radio-Canada lundi.

Mme Dumoulin est engagée dans sa communauté et bien connue dans Saint-Adrien. Elle s'implique à la Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ) et dans des comités, en plus de siéger au conseil municipal de la municipalité.

Depuis le début de sa retraite en 2020, les revenus de celle qui a travaillé pendant 28 ans comme préposée aux bénéficiaires ont beaucoup diminué. 

On n’est pas dans la richesse. Il faut savoir budgéter, souligne-t-elle. 

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Pauline Dumoulin est engagée dans sa communauté et trône notamment au conseil municipal de Saint-Adrien.

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

À 65 ans, une personne à la retraite bénéficie pleinement du Régime des rentes du Québec et de la Sécurité de la vieillesse, un programme fédéral. Selon leur ancien employeur, les retraités peuvent également recevoir une pension supplémentaire.

Si je vis de ces trois fonds de pension là, ça me donne 23 400 $ et des poussières par année, remarque toutefois Mme Dumoulin. 

Ce montant est plus bas que le revenu viable établi à environ 26 000 $ par année pour une personne seule.

« Ce n’est pas pour rien que je continue à travailler à temps partiel! [...] Présentement, merci, mon Dieu, j’ai le corps et le moral pour pouvoir le faire.  »

— Une citation de  Pauline Dumoulin, résidente de Saint-Adrien

À presque 69 ans, elle commence toutefois à s’inquiéter. Elle vit seule, sans famille proche, avec un logement et une voiture qui lui coûtent de plus en plus cher.

Le côté de toujours vivre avec une angoisse, c’est fatiguant. Mon état va toujours être pareil, je serai toujours une femme seule qui aura un peu peur de tomber, qui va avoir peur de ne pas arriver, remarque-t-elle.

Ce sont eux qui ont bâti notre société

Des milliers d'aînés au Québec partagent l'angoisse de Pauline Dumoulin. Cette situation indigne le deuxième vice-président et administrateur de l’Estrie de la FADOQ Paul Legault. 

« Ce sont eux qui ont bâti notre société. Si on appelle ça les respecter, j'ai un point d'interrogation. »

— Une citation de  Paul Legault, deuxième vice-président et administrateur de l’Estrie de la FADOQ 

Depuis plusieurs années, la bonification des rentes de plus ou moins 2 % demeure inférieure à l'augmentation du coût de la vie.

Avec un coût de la vie qui augmente et cette année, on n’est pas loin du 6 %. Ça veut dire que nos gens s’appauvrissent d’année en année, ajoute-t-il. 

Selon Paul Legault, des aînés en perte d'autonomie ou incapables de payer leur loyer devront faire des choix déchirants, comme celui de quitter leur village.

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Pauline Dumoulin n'a pas l'intention de quitter Saint-Adrien.

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

Pour Mme Dumoulin, laisser la communauté de Saint-Adrien, où elle habite depuis une dizaine d’années, n’est toutefois pas une option. 

J'avais le goût de me trouver une place et d'être bien à cette place-là. Présentement je suis bien à Saint-Adrien, et j’ai l’intention d’y rester, indique-t-elle.

Elle espère un soutien supplémentaire de la part du gouvernement, mais aussi de la solidarité de ses concitoyens.

La société a besoin de vivre ensemble de plus en plus, de s’entraider, soutient-elle. 

Radio-Canada a contacté la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, pour partager l'histoire de Mme Dumoulin. Son bureau n'avait pas encore commenté l'affaire au moment d'écrire ces lignes.

Avec les informations d'Alexis Tremblay

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