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Construction : 15 000 syndiqués de plus en grève en Ontario

Un chantier de construction résidentielle.

Des chantiers de construction résidentielle comme celui-ci pourraient être retardés par les grèves dans le secteur.

Photo : Radio-Canada / CBC News

Radio-Canada

Les projets de construction dans la province pourraient être retardés pendant la saison la plus occupée, car quelque 15 000 charpentiers du secteur industriel, commercial et institutionnel sont en débrayage.

Les membres de la section ontarienne de la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d'Amérique ont déclenché la grève à 0 h 01 lundi après avoir voté pour rejeter la plus récente offre de leurs employeurs le 5 mai.

À l'heure actuelle, tout se résume à la compensation financière, a déclaré Mike Yorke, président du Conseil de district des charpentiers de l'Ontario, soulignant que le syndicat n'a pas fait la grève dans ce secteur depuis 34 ans.

Quand on considère le coût de la vie, la crise de l'accessibilité, tout ce dont nos membres ont besoin pour survivre, il y a un écart énorme entre ce dont ils ont besoin et ce qui est sur la table, a déclaré M. Yorke.

Le syndicat espère être de retour à la table des négociations dès jeudi, selon M. Yorke.

L'employeur, la Carpenters Employer Bargaining Agency, a répondu dans un communiqué en après-midi lundi qu'elle espérait être de retour à la table de négociations le plus rapidement possible. De plus, le communiqué précise que l'offre la plus récente n'était pas un ultimatum.

Les charpentiers en grève se joignent à des milliers de grutiers et à plus de 15 000 travailleurs de la construction résidentielle qui ont quitté le travail la semaine dernière.

Selon Rafael Gomez, professeur de relations industrielles et de ressources humaines à l'Université de Toronto, le manque de main-d'œuvre généralisé, la hausse rapide du coût des matériaux de construction ainsi que l'inflation en général sont tous à blâmer pour la situation.

Bien de ces employés doivent se procurer eux-mêmes des matériaux, rappelle-t-il.

De plus, ces employés font des travaux que peu de gens peuvent faire, selon lui, ce qui signifie qu'ils sont en bonne position pour obtenir des augmentations, explique-t-il. Bien de ces projets [de construction] ont déjà été retardés par la pandémie, donc ils sont en position pour obtenir un peu plus.

Avec des informations de CBC News et de Stella Dupuy

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