•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des manifestants pro-choix se rassemblent devant l’Assemblée législative de l’Alberta

Des militants pro-choix brandissent des pancartes pour le droit à l’avortement.

Plusieurs dizaines de militants pro-choix se sont rassemblés dimanche devant l’Assemblée législative à Edmonton pour marquer leur opposition à un potentiel recul du droit à l’avortement.

Photo : Radio-Canada / Sofiane ASSOUS

Sofiane Assous

La fuite d’un document rédigé par un juge de la Cour suprême américaine concernant le droit à l’avortement a eu l’effet d’une véritable bombe, et pas uniquement aux États-Unis. Des dizaines de militants pro-choix se sont rassemblés dimanche devant l’Assemblée législative à Edmonton pour marquer leur opposition à un potentiel recul du droit à l’avortement.

Il ont répondu à l’appel d'un mouvement de citoyens, People for Reproductive Freedom Choice, qui dénonce l’appui pro-vie de certains députés du Parti conservateur du Canada. Par ailleurs, la coalition Campaign Life, un groupe antiavortement, indique sur son site Internet que 39 députés fédéraux soutiennent le mouvement antiavortement. Tous sont conservateurs.

Des Bissonnette

Des Bissonnette a fait le déplacement depuis le nord de l'Alberta, une communauté rurale où l'accès à l'avortement est extrêmement limité, pour participer à la manifestation pro-choix à Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Sofiane ASSOUS

Pour Des Bissonnette, qui vient d’une communauté rurale de l'Alberta, l'accès à l'avortement est extrêmement limité, voire inexistant, dans ces localités. J'ai vécu dans de nombreuses communautés rurales du nord [de l’Alberta] où l’avortement est un problème sérieux, dit-elle.

Jason Kenney est très proche de nombreux sénateurs américains qui s'opposent à l'avortement. Il a déjà montré qu'il était prêt à restreindre cet accès [à l’avortement] , ajoute-t-elle.

Des militants pro-choix brandissent des pancartes pour le droit à l’avortement.

Des pancartes soulignent que l'avortement est un soin médical et qu'une femme a le droit de choisir ce qu'elle peut faire de son corps.

Photo : Radio-Canada / Sofiane ASSOUS

Une autre manifestante, Kierston Withrow, qui a eu un avortement, milite aussi activement afin que ce droit puisse être conservé.

J'ai une belle-fille de 16 ans et je veux qu'elle puisse en parler. Et il n'y a rien de mal à cela. Je veux qu'elle se sente en sécurité. Je veux qu'elle sache qu'elle peut en parler sans honte, explique-t-elle.

Par ailleurs, le Parti conservateur du Canada aurait récemment demandé à ses députés de ne pas parler publiquement de leur position sur l’avortement jusqu'à nouvel ordre.

Selon l’une des organisatrices, Erika Posteraro, un possible renversement de la jurisprudence aux États-Unis constitue un danger pour le droit à l’avortement au Canada.

Trois jeunes femmes manifestantes.

Erika Posteraro, au milieu, pense qu'un possible renversement de la jurisprudence aux États-Unis constitue un danger pour le droit à l’avortement au Canada.

Photo : Radio-Canada / Sofiane ASSOUS

« Nous avons organisé ce rassemblement en réponse à la fuite, la semaine dernière, du document sur l’arrêt Roe c. Wade, qui légalise l’avortement depuis 1973 aux États-Unis. Nous voulons montrer à nos gouvernements et à nos législateurs que c'est quelque chose que nous méritons. Il doit être inscrit dans notre charte. Il doit être sanctifié. »

— Une citation de  Erika Posteraro, une des organisatrices de la manifestation

Selon les organisatrices, il faut maintenir à tout prix une pression sur les élus afin de leur rappeler qu’aucun retour en arrière sur ce droit à l’avortement n’est envisageable.

Cette crainte d’un retour en arrière pour le droit à l’avortement a poussé d’autres groupes à manifester au Canada. Des Manitobains se sont également rassemblés devant le palais législatif à Winnipeg.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !