•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ils se font opérer à l’étranger pour éviter les longues files d'attente

Des chirurgiens dans une salle d'opération.

Plus de 88 300 Britanno-Colombiens sont inscrits sur des listes d'attentes pour obtenir une intervention chirurgicale non urgente.

Photo : Getty Images / Shapecharge

Radio-Canada

Le manque de personnel de santé et les retards liés à la pandémie font partie des raisons pour lesquelles certains patients en Colombie-Britannique choisissent d’avoir leur intervention chirurgicale non urgente effectuée en dehors de la province, disent des chirurgiens.

C’est ainsi qu’un psychologue de Surrey, Peter Joy, qui souffrait d’une extrême douleur à l'orteil gauche, a préféré se faire soigner à Seattle, dans l'État de Washington, en avril plutôt que d’attendre jusqu’à 18 mois avant d’être pris en charge par un chirurgien en Colombie-Britannique.

Sa douleur était telle qu’il n'arrivait pas à marcher, travailler ou même nager, son exercice préféré, car la résistance de l’eau l’empêchait de faire tout battement de jambes. Ma vie m’avait été retirée , dit-il en précisant que l'opération lui a coûté presque 12 000 $ US.

M. Joy précise qu’il aurait pu aller à Toronto ou Calgary, par exemple, mais que le coût global comprenant le voyage, le logement et l’opération n’était pas moins cher que de se rendre aux États-Unis.

À l’heure actuelle, plus de 88 300 patients sont sur une liste d’attente chirurgicale en Colombie-Britannique et les attentes les plus longues concernent les chirurgies orthopédiques, soit celle de M. Joy.

Je n’ai jamais eu de patient canadien, mais j’en ai eu trois [ces huit derniers mois] , dit la Dre Sara Jurek, une chirurgienne orthopédique de Seattle. Un de ses patients canadiens lui a même souligné que les longues listes d’attente l'avaient encouragée à venir à Seattle.

Elle se fait soigner en France

Certains Britanno-Colombiens se rendent même dans des pays plus lointains. Lauren Swan, souffrant d’une discopathie dégénérative, s’est ainsi fait soigner en France en raison de grosses douleurs dans le bas du dos et aux jambes qui lui donnaient une sensation de brûlure.

Inscrite en Colombie-Britannique sur une liste d’attente chirurgicale en mars 2021, Mme Swan a appris que son intervention n’aurait pas lieu avant le mois de juin 2022 et que cela était même improbable.

Ma santé mentale en prenait un tel coup que ma famille et mes amis se demandaient que si j’attendais [trop longtemps] pour me faire opérer, je ne serais peut-être même plus là , dit-elle.

Elle a donc payé 30 000 $ pour une intervention chirurgicale en France en février, un coût comprenant l’opération, le billet d’avion et le logement.

Notre système médical ne répondait pas à mes besoins , dit-elle.

Cependant, les patients qui se font opérer en dehors de la province doivent se rendre compte que leurs coûts peuvent augmenter s'ils subissent des infections postchirurgicales, souligne Jason Sutherland, directeur du Centre pour la recherche sur les services et les politiques de santé de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Le gouvernement provincial admet qu’il existe de longues listes d’attente et qu’il tente d’ouvrir de nouveaux blocs opératoires et d’embaucher plus d’infirmières et de chirurgiens pour désengorger le système de santé.

D'après les informations de Baneet Braich

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...